KrISS feed 8 - A simple and smart (or stupid) feed reader. By Tontof
  • Sunday 25 January 2015 - 08:11
    #gouvernance Causes d'echec du projet gouvernance SI 3 Risque 3 : Le culte de la Normalisation La gouvernance du système d'information s'appuie sur un ensemble de normes, référentiels, bibliothèques, ITIL,CobiT ,CMMI,... Bien utilisés, replacés dans le contexte, ces outils contribuent [...]
  • Saturday 24 January 2015 - 08:11
    #qualite Comment réaliser une analyse AMDEC ? AMDEC est l'acronyme de la formulation : Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité La criticité La criticité, fréquence, gravité et détection, s'exprime habituellement sur une échelle limitée pouvant atteindre [...]
  • Friday 23 January 2015 - 18:07

    Si vous ne visualisez pas correctement cette Lettre, consultez-la en ligne

    Lettre TIC'Édu thématique N°04 : Comprendre et défendre la liberté d'expression

    19/01/2015

    La lettre TIC'Édu thématique de la Direction du numérique pour l'éducation (DNE), un supplément aux lettres TIC'Édu premier et second degrés.

    Lettre TIC'Édu thématique N°04
    Comprendre et défendre la liberté d'expression

    Janvier 2015

    Toutes les Lettres TIC'Édu Hors Série

    Sommaire

    1 – Le point sur...

    1.1 La ministre, Najat Vallaud-Belkacem

    La lettre suite à l'attentat contre Charlie Hebdo

    La ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche :
    http://www.education.gouv.fr/cid85278/lettre-a-la-suite-de-l-attentat-contre-l-hebdomadaire-charlie-hebdo.html

    Le discours en réunion des recteurs : mobilisons l'École pour les valeurs de la République

    13 janvier 2015; cinq axes de travail sont mis en avant :

    • La citoyenneté à l'école, c'est contribuer au sentiment d'appartenance à la communauté nationale, qui passe d'abord par notre langue commune, le Français.
    • La citoyenneté, c'est la laïcité.
    • La citoyenneté à l'école, c'est l'égalité sous toutes ses formes, en luttant contre les discriminations sexuelles, d'origine ou territoriale.
    • La citoyenneté, c'est la démocratisation, la participation et l'engagement.
    • L'implication de l'enseignement supérieur et de la recherche pour éclairer la Société dans son ensemble sur les fractures qui la traversent et ces facteurs de radicalisation est essentielle.

    http://www.education.gouv.fr/cid85394/mobilisons-l-ecole-pour-les-valeurs-de-la-republique-discours-de-najat-vallaud-belkacem.html

    1.2 La directrice générale de l'enseignement scolaire, Florence Robine

    Liberté de conscience, liberté d'expression

    « L'attentat meurtrier perpétré le mercredi 7 janvier au siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a porté atteinte aux valeurs qui fondent notre République et notre École. Pour répondre aux besoins qui pourraient s'exprimer au sein des écoles et des établissements, un ensemble de ressources est à disposition des équipes pédagogiques et éducatives. Cette page en regroupe une sélection. Elles peuvent être mobilisées pour nourrir des débats argumentés et mener un travail pédagogique dans la durée. »

    Outils pédagogiques pour réfléchir et débattre avec les élèves

    Page de ressources sur éduscol articulée autour de trois axes :

    • Comment parler d'un drame de l'actualité aux élèves?
    • Aborder les principes fondateurs de la République à l'école primaire.
    • Construire la réflexion et organiser le débat au collège et au lycée.

    http://eduscol.education.fr/cid85297/liberte-de-conscience-liberte-d-expression-outils-pedagogiques-pour-reflechir-avec-les-eleves.html

    Les élèves s'expriment :
    http://www.education.gouv.fr/cid85323/-jesuischarlie-les-eleves-s-expriment.html
    Les étudiants réagissent :
    http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid85327/-jesuischarlie-les-etudiants-et-etablissements-d-enseignement-superieur-reagissent.html

    2 - Se former et former

    2.1 Droits de l'Homme

    En langue vivante (Allemand), un scénario pédagogique ( La réconciliation ) de l'académie de Nantes, avec étude d'une caricature : préparation détaillée d'une séquence qui comporte trois documents de nature (caricature, texte, extrait de film) et de difficulté différentes. Ces ressources invitent à poser la question de la fragilité de la paix en Europe. Le discours de Gerhard Schröder du 6 juin 2004 et la caricature de Hanitzsch traitent des relations franco-allemandes de la deuxième guerre mondiale à nos jours.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/lv/index.php?commande=aper&id=1124

    Un scénario de l'académie de Lyon : Utiliser l'affaire des caricatures de Mahomet en ECJS . Dans le cadre du thème 1 du programme de seconde, droit et vie en société, il s'agit de réfléchir à la question : à quoi sert le droit dans notre société ?
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=10004479

    2.2 Pluralisme des opinions

    Une ressource de l'académie de Strasbourg à destination du 1er degré sur le débat réglé.
    http://www-zope.ac-strasbourg.fr/sections/enseignements/secondaire/pedagogie/actions_educatives/education_a_lenviro/aides_pour_elaborer/outils_pedagogiques/le_debat_regle/view

    L'académie d'Amiens a travaillé sur La République et le fait religieux depuis 1880 . Les auteurs de ce dossier reviennent en premier lieu sur la genèse de la loi de 1905 avant d'évoquer Aristide Briand, l'un des artisans de la loi de séparation de l'Église et de l'État. Le dossier se termine par une mise en perspective et pose la question des nouveaux enjeux de la laïcité :
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=10004279

    Comment la laïcité est-elle devenue une des principales valeurs de la République ?
    Un scénario de l'académie de Grenoble.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=10004169

    2.3 Liberté de la presse

    Sélection de scénarios et de ressources sur cette thématique signalés sur les sites des professeurs documentalistes des académies suivantes :

    En langues vivantes, la séquence Estar encarcelado o ser libre de l'académie de Poitiers aborde les thèmes du pouvoir des médias, du goût du pouvoir et de la résistance au pouvoir (association mondiale Reporters Sans Frontières) ainsi que des luttes pour la liberté de la presse.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/lv/index.php?commande=aper&id=1208

    En histoire, l'académie d'Amiens propose un scénario : Travailler sur la presse et les médias en salle informatique en utilisant différents sites (4 ème EDC).
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=10003496

    Une perspective historique sur la liberté de la presse avec ce scénario de l'académie de Lille : La liberté de la presse dans le monde : analyse du dernier rapport de Reporters Sans Frontières.

    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=10003612

    2.4 Liberté d'expression

    Si Voltaire avait disposé des médias numériques : quelles armes pour l'expression et la défense des droits de l'homme ? Un scénario proposé par l'académie de Lille, réalisé dans le cadre des TraAM.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/lettres/index.php?commande=aper&id=2321

    La diversité des quotidiens français, symbole de la liberté d'expression , scénario de l'académie de Dijon.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=559

    Wikileaks, illégal mais légitime ? Scénario de l'académie d'Aix-Marseille.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=535

    El poder de la literatura , une séquence proposée par l'académie de Poitiers qui s'inscrit dans le cadre du programme de la classe de Terminale (« Le rapport au monde » / Notions d'identité et de conflits) ou de Première des séries générales et technologiques (« Les relations de pouvoir » / Notions de domination, d'influence, de révolte et d'opposition) dans la mesure où elle suggère une réflexion sur ce qu'est la littérature, en quoi elle peut influencer notre vie, ce que nous apporte la lecture et enfin sur ce qu'est l'engagement à travers l'écriture, qui peut se révéler une arme décisive contre les régimes totalitaires :
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/lv/index.php?commande=aper&id=778

    Presse, caricature, censure de 1789 à 1881. Séquence en histoire (académie de Besançon), sous forme de diaporama avec des documents iconographiques (Daumier).
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=1633

    De l'académie de Grenoble, en histoire, L'image de l'Autre : représentations iconographiques de l'ennemi pendant la Première Guerre mondiale (site ressource : l'Histoire par l'Image).
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=10002749

    La révolution française à travers les caricatures , diaporama (académie de Dijon).
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/histgeo/index.php?commande=aper&id=10003727

    2.5 Connaissance des médias

    Sélection d'activités autour de la liberté de la presse et de l'éducation aux médias et à l'information (EMI).

    Activité pédagogique en classe de 4 ème (académie de Strasbourg). Développer le sens critique des élèves et encourager un comportement citoyen : découverte de la presse en ligne pure player.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=668

    Mettre en place une veille d'actualité avec Pearltrees , académie de Dijon.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=557 ,

    Activités sur la presse dans le cadre de la SPME (connaissance du circuit de l'information et des titres de presse), académie de Strasbourg.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=667 ,

    Scénario Lectures critiques en 3 ème avec une mise en évidence de la notion de point de vue dans l'analyse d'un article de presse. Académie d'Orléans-Tours.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/lettres/index.php?commande=aper&id=2162

    Des pratiques citoyennes encouragées à travers le projet transdisciplinaire Éducation aux médias et citoyenneté . Académie de Nice.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=472

    Plus généraliste, à consulter dans le cadre d'une éducation aux médias et à l'information : Une info, des supports , proposé par l'académie de Versailles.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=656 ,

    La Une de votre naissance , analyse d'information. Académie d'Orléans-Tours.
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=619

    Autour de la validation et de la mise en scène de l'information, de la crédibilité des sources, de la liberté d'expression, des mécanismes de construction de l'information médiatique, un important travail de l'académie de Besançon réalisé dans le double cadre du MoocDoctice et du TraAM documentation 2012-2014
    http://missiontice.ac-besancon.fr/documentation/index.php/moocdoctice/
    http://eduscol.education.fr/cdi/anim/actions-mutuali/traam2012-14 : le buzz ou la viralisation de l'info

    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=599

    J'écris, je montre, j'écoute mon journal ,
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=578 ,

    Infographier des dépêches :
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=579

    Mettre en scène l'information pour mieux la comprendre :
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=577

    Réaliser une revue de presse avec Flipboard
    http://eduscol.education.fr/bd/urtic/documentation/index.php?commande=aper&id=577

    2.6 Et aussi …

    Fiche d'activités pédagogiques. L'équipe de SCOOP! Apprendre avec l'actualité, un service de L'École branchée, publie des idées d'activités pour parler de l'attentat du 7 janvier 2015 à Paris contre le journal Charlie Hebdo.
    http://www.infobourg.com/2015/01/08/scoop-publie-une-fiche-dactivites-pedagogiques-gratuite-sur-les-evenements-de-paris/

    La revue l' École des Lettres propose sur la page d'accueil de son blog, une sélection de ressources, notamment cet article Au collège et au lycée, comment interroger l'actualité avec distance et raisonnement.
    http://www.ecoledeslettres.fr/blog/education/ou-est-charlie-comment-interroger-lactualite-avec-distance-et-raisonnement/

    Devenir un cyber citoyen : une fiche pédagogique, académie d'Aix-Marseille
    http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_10334106/fr/devenir-un-cybercitoyen

    3 - Se tenir informé

    3.1 Liberté de la presse et éducation aux médias et à l'information

    Liberté de conscience, liberté d'expression : outils pédagogiques pour réfléchir et débattre avec les élèves.
    http://eduscol.education.fr/cid85297/liberte-de-conscience-liberte-d-expression-outils-pedagogiques-pour-reflechir-avec-les-eleves.html

    Dans le cadre du plan « Faire entrer l'École dans l'ère du numérique », ensemble d'actions pour relancer l'éducation aux médias et à l'information et favoriser un usage responsable d'internet et des réseaux sociaux.
    http://cache.media.education.gouv.fr/file/06_Juin/44/2/ensemble-actions_255442.pdf

    Un dossier sur l'éducation aux médias est disponible sur éduscol. Il montre l'intérêt éducatif de l'éducation aux médias et par les médias et contient une sélection commentée de sites spécialisés. Trois angles d'approche : pédagogique, culturel et juridique. Il est décomposé en 5 parties :

    1. Notion d'éducation aux médias
    2. Enjeux et intérêt éducatif
    3. Des sites pour éduquer aux médias
    4. Des sites pour éduquer à l'Internet
    5. Des sites pour accéder aux médias

    Bibliographie-Webographie

    http://eduscol.education.fr/numerique/dossier/competences/education-aux-medias

    Apprendre à décrypter les images. UPoPi, acronyme pour « université populaire des images », est un site d'éducation artistique, composé à la fois d'un webmagazine mensuel et d'une plateforme pédagogique interactive ludique, structurée selon 4 grandes entrées principales : Analyser, Apprendre, Transmettre, Voir. Au sommaire et en accès libre, autour d'un thème mensuel, des courts métrages, des analyses d'images, des contenus sur l'histoire et les métiers de l'image, un cours de cinéma interactif, ainsi que de nombreuses propositions pédagogiques.

    http://eduscol.education.fr/numerique/actualites/veille-education-numerique/janvier-2015/decrypter-les-images

    3.2 Des supports pour l'enseignant sur éduscol

    3.21 Portail internet responsable

    Que sont le plagiat, la caricature, le pastiche ? Une fiche avec analyse d'un cas concret et des conseils. Comprendre les possibilités qui sont offertes par le droit pour utiliser légalement des œuvres préexistantes sans avoir à obtenir l'autorisation de l'auteur de l'œuvre. Apprendre à citer ses sources pour ne pas laisser croire aux lecteurs qu'il s'agit de sa propre œuvre.

    http://eduscol.education.fr/internet-responsable/se-documenter-publier/reutiliser-des-contenus-produits-par-des-tiers/que-sont-le-plagiat-la-caricature-le-pastiche.html

    Fiches Légamédia

    http://eduscol.education.fr/internet-responsable/ressources/legamedia.html

    On pourra s'appuyer plus particulièrement sur cette sélection :

    Responsabilité sur le web : Internet est considéré comme un espace de liberté mais liberté rime aussi avec responsabilité. Sur ce thème particulier, on doit distinguer la responsabilité générale (celle des internautes, par exemple) de la responsabilité spéciale de certains acteurs du Web (fournisseurs d'accès à internet ou hébergeurs, par exemple). http://eduscol.education.fr/internet-responsable/ressources/legamedia/responsabilite-sur-le-web.html

    Liberté d'expression et ses limites : la liberté d'expression est consacrée dans la plupart des environnements juridiques. En France, elle est consacrée par l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. En revanche, la liberté d'expression n'est pas un absolu et elle se trouve affectée de nombreuses limites que les internautes ne doivent pas ignorer.
    http://eduscol.education.fr/internet-responsable/ressources/legamedia/liberte-d-expression-et-ses-limites.html

    Espace d'expression collective : les espaces d'expression se multiplient sur internet et permettent un échange entre les internautes. Ces espaces étant publics, il est nécessaire d'être prudent lorsque l'on s'y exprime afin de ne pas voir engagée sa responsabilité.
    http://eduscol.education.fr/internet-responsable/ressources/legamedia/espace-dexpression-collective.html

    Publication en ligne des élèves : de nombreux travaux pédagogiques sont réalisés dans le cadre scolaire. Ces travaux, lorsqu'ils sont « originaux » sont protégés par le droit d'auteur. Il est donc nécessaire de s'assurer des conditions dans lesquelles ils peuvent être diffusés sur le Web.
    http://eduscol.education.fr/internet-responsable/ressources/legamedia/publication-en-ligne-des-eleves.html

    3.22 Portails et sites disciplinaires

    Portail Histoire géographie

    « En remettant directement en cause la liberté de la presse, de la pensée et d'expression, l'attentat terroriste contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo du mercredi 7 janvier 2015 s'attaque directement aux grandes libertés fondamentales – non pas seulement occidentales, mais bien universelles – reconnues et définies par et dans la Déclaration universelle de droits de l'homme. Il convient en particulier de rappeler dans le contexte actuel que ce sont les populations du Proche et Moyen-Orient, largement musulmanes, qui sont aujourd'hui les premières et principales victimes de la montée de la violence islamiste intégriste.

    Dans ce contexte, notre mission éducative et de formation civique est mille fois confortée et l'histoire et la géographie comme disciplines portent une responsabilité toute particulière dans l'explicitation et la défense des valeurs qui fondent la nation et la République. Rendre le monde intelligible et les élèves qui nous sont confiés plus intelligents, c'est-à-dire disposant des outils intellectuels et culturels pour devenir des citoyens libres, autonomes et responsables maîtrisant leur destin, telle est notre mission.

    Pour aider les enseignants d'histoire et de géographie dans cette démarche, un certain nombre de ressources sont à signaler ». Voir sur cette page :

    http://eduscol.education.fr/histoire-geographie/actualites/actualites/article/attentat-contre-icharlie-hebdoi-une-attaque-contre-la-liberte-la-democratie-et-la-republi.html

    Comprendre et analyser la vie politique par le dessin de presse :

    http://eduscol.education.fr/histoire-geographie/actualites/actualites/article/comprendre-et-analyser-la-vie-politique-par-le-dessin-de-presse.html

    Site Eduscol CDI

    Rubrique EMI du site des professeurs documentalistes http://eduscol.education.fr/cdi/education-medias
    et ses 4 sections : les incontournables, sélection de ressources, les jeunes et les médias, conférences, publications et interventions de scientifiques. Les ressources de ces pages seront complétées utilement par les contributions et scénarios issus des Travaux académiques mutualisés produits par les équipes pédagogiques engagées : TraAM 2012-2014 et 2014-2015
    http://eduscol.education.fr/cdi/anim/actions-mutuali

    Site Eduscol Langues

    Sur le portail langues vivantes, une page est consacrée à l'éducation aux médias. Elle se compose d'un article qui montre l'intérêt et les objectifs de l'éducation aux médias et à l'information grâce au numérique dans la société actuelle. Dans un deuxième temps, l'enseignant peut y trouver des informations au sujet des partenaires comme le CLEMI qui peuvent l'accompagner dans sa démarche pédagogique. Enfin, une liste de scénarios pédagogiques tirés de l'Edu'base langues vivantes et de ressources présentes dans SIENE lui propose des démarches concrètes et des outils pour éduquer aux médias en cours de langues vivantes à tous les niveaux du second degré. http://eduscol.education.fr/langues/ressources/medias/acces-ressources-education-medias-lv

    3.3 CLEMI

    CLEMI : Centre de Liaison de l'Enseignement des Médias et de l'Information

    http://www.clemi.org/fr/

    Activités pédagogiques autour de la liberté de la presse réalisées dans le cadre du stage Mise en œuvre d'une lecture critique des médias de l'académie de Créteil.
    http://clemi.ac-creteil.fr/spip.php?article552

    Éduquer aux médias, ça s'apprend !

    Une brochure éditée par le CLEMI.

    L'édition 2012-13 du guide est composée de deux grandes parties : l'une est dédiée à l'éducation aux médias à l'école primaire tandis que la seconde se concentre sur l'enseignement secondaire.

    L'éducation aux médias à l'école primaire

    Des exemples d'activités sont présentés sous forme de fiches pour l'école maternelle et l'école élémentaire : ils relèvent d'objectifs et de compétences divers en matière d'éducation aux médias (feuilleter la presse, écrire un article, la publicité dans les médias, exploiter les ressources d'Internet, lire des images, la radio, se repérer dans les images de la télévision...) et s'inscrivent bien évidemment dans le cadre des apprentissages fondamentaux des cycles 1, 2 et 3 et du Socle Commun de Connaissances et de Compétences.

    L'éducation aux médias au collège et au lycée

    Le guide rappelle que les références à l'éducation aux médias sont nombreuses dans les programmes du secondaire, notamment en lycée professionnel (bac pro 3 ans et enseignement d'exploration en classe de seconde). Plusieurs fiches d'opportunités pédagogiques sont proposées (versions en ligne des médias, fait divers, journal télévisé...).

    Dossier pédagogique de la Semaine de la presse et des médias à l'école (2013)

    Page 20 une fiche consacrée à « S'exercer à la citoyenneté médiatique avec les revues de presse des médias scolaires et lycéens ».

    http://www.clemi.org/fr/publications/

    Dossier pédagogique de la Semaine de la presse et des médias à l'école (2011)

    Travailler l'humour dans les médias !

    A priori, information et humour semblent incompatibles. Comment rire de faits d'actualité le plus souvent sérieux, voire dramatiques ? Cependant, l'humour est de plus en plus présent dans certains médias et circule sur internet à l'ère du « remix » et du « Lol ». Sans rire !

    Une fiche proposée par le CLEMI dans sa brochure (pages 16-17).

    Page spéciale consacrée à Charlie Hebdo

    http://clemi.fr/fr/je-suis-charlie/

    3.4 Éduthèque : INA, BnF

    INA - Institut national de l'Audiovisuel

    Plantu : À l'occasion du trentième anniversaire de sa participation au quotidien " Le Monde ", le journal télévisé dresse le portrait du dessinateur de presse Plantu.
    http://fresques.ina.fr/jalons/parcours/0141

    Les médias et l'opinion, sensibilisation au statut de l'information . Ce parcours traite du rapport entre les médias et le pouvoir dans la France de Vichy, dans la France des débuts de la Guerre d'Algérie, et dans la France contemporaine.

    http://fresques.ina.fr/jalons/parcours/0030/les-medias-et-l-opinion-sensibilisation-au-statut-de-l-information.html

    L'exercice des libertés en France :
    http://fresques.ina.fr/jalons/parcours/0271/quatrieme-education-civique.html#l-exercice-des-libertes-en-france

    BnF - Bibliothèque nationale de France

    Des parcours pédagogiques en ligne permettent d'aborder la question de la liberté de presse sous plusieurs angles

    Un parcours presse (jeu sérieux) pour faire découvrir aux enfants l'histoire et la diversité de la presse française http://enfants.bnf.fr/parcours/presse/index.html

    La presse à la Une : http://expositions.bnf.fr/presse/index.htm

    Lumières, un héritage pour demain : http://expositions.bnf.fr/lumieres/

    Esprits de mai 1968 : http://expositions.bnf.fr/mai68/

    Daumier et ses héritiers : http://expositions.bnf.fr/daumier/

    L'AFP et la photo de presse, 1944-2004 : http://expositions.bnf.fr/afp/

    3.5 Dessins de presse, Unes

    Lire le dessin de presse : un dossier pédagogique du CLEMI

    Conçu comme un guide pratique, ce dossier permet d'aborder le dessin de presse dans le premier comme dans le second degré. Les documents contenus sont autant des supports pédagogiques que des objets d'études. Des synthèses, des éclairages croisés, des repères terminologiques, des « zooms » sur des faits et des notions, ainsi que des pistes pédagogiques et activités pluridisciplinaires permettent d'étudier tous les enjeux de l'information.

    http://clemi.fr/fichier/plug_download/64406/download_fichier_fr_dessins_presse_canope_toulouse_2.swf

    Bibliographie sur le dessin de presse par le CLEMI.

    http://www.clemi.org/fichier/plug_download/64358/download_fichier_fr_bibliographiedessindepressejanvier2015.pdf

    Le Canopé de Versailles, en liaison avec Courrier Internationa l a produit un DVD (accompagné d'une version web) : 100 Unes d'Europe.
    http://www.cddp95.ac-versailles.fr/toutes-les-ressources/education-aux-medias-et-a-l-image/article/100-unes-d-europe-avec-courrier

    Un dossier Thot Cursus dossier sur les dessins de presse.
    http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/24775/propos-dessin-presse/On%20regarde,%20on%20a%20compris#.VLaQlKYn23J

    Liberté d'expression : la caricature est aussi une exception au droit d'auteur . Article du juriste et bibliothécaire Lionel Maurel, juriste (blog S.I.Lex).
    http://scinfolex.com/2015/01/14/liberte-dexpression-la-caricature-est-aussi-une-exception-au-droit-dauteur/

    Toutes les séquences autour des caricatures et de la liberté d'expression pourront également s'appuyer sur le travail de numérisation de 63 Unes de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, mis à disposition par la bibliothèque Forney,
    http://bspe-p-pub.paris.fr/alswww2.dll/APS_ZONES?fn=Search&Style=Portal3&q=%20%28%20charlie%20hebdo%20%29%20%20and%20%20%28%20%20%28%20IsDigitized%3D1%20%29%20%20%29

    ou encore sur les ressources de la Mission Centenaire : la presse satirique en guerre, les principaux titres :
    http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/la-presse-satirique-en-guerre-les-principaux-titres

    3.6 Vidéos d'hier et d'aujourd'hui

    Une vidéo pour les plus petits (FranceTv – Milan) : lien entre liberté d'expression et démocratie. Les dernières images sont consacrées à Charlie Hebdo et expliquent pourquoi l'événement a provoqué une telle émotion dans le pays, dans le monde.

    http://vimeo.com/116349210

    Arté

    Fini de rire est le titre d'un documentaire rediffusé afin de rendre hommage aux dessinateurs de Charlie Hebdo. Du Français Plantu à l'Israélien Avi Katz, en passant par l'Américain Danziger, le Belge Kroll et le Palestinien Khalil, des caricaturistes du monde entier y évoquent leur rôle face aux enjeux politiques de notre temps.

    La vidéo est accompagnée d'un dossier documentaire.

    http://www.arte.tv/guide/fr/046174-000/fini-de-rire

    Retour sur l'histoire de Charlie Hebdo à travers les archives vidéos de l'INA, en hommage aux victimes de l'attentat qui a visé l'hebdomadaire satirique.

    http://www.inaglobal.fr/presse/article/lhistoire-de-charlie-hebdo-en-videos-8050

    3.7 Et aussi…

    Amnesty International

    La liberté d'expression : dossier pédagogique.

    Ce dossier théorique est accompagné d'un dossier d'exercices, rédigé par des enseignants. Il vous permettra de découvrir des pistes pédagogiques.
    http://www.amnestyinternational.be/doc/militer/militer-pres-de-chez-vous/les-groupes-ecoles/l-espace-enseignants/article/dossier-pedagogique-2011

    Reporters sans frontières

    Dirigée par Christophe Deloire depuis août 2012, l'association Reporters sans frontières organise son équipe de chercheurs par zones géographiques. Elle a également développé, au fil du temps, deux pôles très spécifiques et essentiels dans ses actions : un bureau dédié à la censure sur Internet et les nouveaux médias et un pôle consacré à l'assistance des journalistes en zones difficiles (assistance matérielle, financière et psychologique).

    Reporters sans frontières est reconnue d'utilité publique en France et dispose d'un statut consultatif auprès des Nations unies et de l'Unesco.

    http://fr.rsf.org/

    Canopé Lyon et Toulouse

    L'éducation aux médias et à l'information ( EMI ), sur le site Savoirs CDI

    http://www.cndp.fr/savoirscdi/cdi-outil-pedagogique/apprentissage-et-construction-des-savoirs/leducation-aux-medias-et-a-linformation.html

    Une webographie

    Réalisée par des professeurs documentalistes pour le site Docs pour Docs.

    http://docpourdocs.fr/spip.php?breve830


    Lettre proposée par la Direction du numérique pour l'éducation (DNE A2)
    Coordination : Blandine Raoul-Réa
    Contact : dgesco.numerique@education.gouv.fr
    Site : http://eduscol.education.fr/numerique/ticedu-thematique/

    Pour signaler vos scénarios sur les ÉDU'base, contactez votre IATICE

  • Friday 23 January 2015 - 16:13

    Introduction


    Le terme multicanal est un néologisme qui renvoie à plusieurs notions :

    • du point de vue de l'entreprise, il fait référence à la multiplication des canaux de contact entre une entreprise et ses clients ou ce qui nous intéresse ici à la juxtaposition par un distributeur de plusieurs canaux de distribution. En théorie, le multicanal peut s'appliquer à la juxtaposition d'un réseau de magasins physiques et d'un canal « catalogue » ou « téléphone » mais le terme est le plus souvent utilisé pour désigner la mise en place d'un réseau de distribution physique et virtuel.
    • du point de vue du client, la notion de multicanal renvoie aux pratiques lors du processus d'achat.

    Par ailleurs, selon les auteurs, les termes de multicanal ou multicanalité et multicanal ou multi-canaux sont utilisés dans des contextes similaires.

    Pour les chercheurs qui se sont intéressés à ce sujet le « multicanal » est aujourd'hui une évidence tant dans les comportements d'une majorité de clients que dans les organisations des distributeurs, qu'il s'agisse des plus grandes enseignes de la distribution ou de commerçants indépendants qui se mettent au multicanal à moindre frais pour capter un public plus large ou prolonger la relation client.

    Le plus souvent la question de la multicanalité est envisagée pour des distributeurs dont le canal historique est physique et qui passent ainsi de « Brick and Mortar » [1] à « Click and Mortar ». Cependant, des Pure players diversifient également leurs formes de contact client avec plus ou moins de succès, complétant leur site virtuel par des points de ventes physiques à l'instar de Cdiscount ou Pixmania, créant, comme le spécialiste de l'ameublement Miliboo, un espace de showrooming connecté « la milbootik » ou installant des points de contact digitaux dans les centres commerciaux comme Rue du Commerce au Centre commercial Qwartz de Villeneuve la Garenne (92).

    Avec la forte croissance du commerce électronique [2] (site Internet marchand traditionnel mais aussi Internet mobile) la question pour un distributeur n'est plus de mettre en place ou non une organisation multicanale mais bien quelle stratégie multicanale définir pour améliorer la rentabilité, se différencier et accroitre la fidélisation de la clientèle. Quels moyens mettre en œuvre pour optimiser ces choix ? Les recherches menées éclairent des aspects divers de ces questions.

    Certains travaux mettent l'accent sur l'intérêt mais aussi les difficultés inhérentes au multicanal. En effet, si le multicanal présente des avantages évidents pour les distributeurs, un certain nombre d'inconvénients voire de freins lors de sa mise en place ont pu être notés, inconvénients dont il faudra tenter de limiter la portée tant par les décisions stratégiques prises que par la mise en œuvre opérationnelle.

    Plusieurs recherches ont eu pour objectif de décrire les comportements des clients en contexte multicanal, de quantifier les pratiques, de tenter de trouver des critères de segmentation afin de guider les choix des distributeurs.

    Certains auteurs se sont efforcés de clarifier les choix qui s'offrent aux distributeurs dans la conception de l'organisation multicanale, tant en termes de relations entre les différents canaux que de modifications à apporter aux points de vente physique. Il s'agit pour les distributeurs de définir quels sont les types de synergie souhaités : dans quelle mesure la stratégie multicanale doit devenir une stratégie cross canal c'est-à-dire qui établit des ponts entre les différents canaux, dans quelle mesure elle doit prendre en compte l'omnicanalité du client c'est-à-dire sa capacité à être sur plusieurs canaux en même temps grâce aux technologies mobiles. Des modèles divers, présentant des caractéristiques plus ou moins innovantes et sans doute plus ou moins pérennes apparaissent.

    Enfin plusieurs auteurs s'interrogent sur les leviers permettant d'optimiser la mise en œuvre de cette stratégie multicanale tant en termes organisationnels qu'en ce qui concerne le management du personnel en magasin physique dont le rôle est considérablement modifié et qu'il s'agit de mobiliser.


    I. Avantages et inconvénients des stratégies multicanales


    De nombreux auteurs ont mis en évidence les avantages et inconvénients du multicanal pour les distributeurs. Un tableau synthétique issu d'une étude qualitative de Coehlo et Easingwood est proposé par Sophie Jeanpert.

    Avantages Inconvénients
    Augmentation des ventes

    • par extension de la couverture de marché
    • par amélioration de la satisfaction client
    • par ciblage
    Risque de ressentiment et de confusion pour le consommateur
    Réduction des coûts Conflits entre canaux
    Meilleure qualité et quantité d'informations pour le client Augmentation des coûts
    Réduction du risque pour l'entreprise Perte de distinction de la marque
    Coehlo et Easingwood 2004 Les avantages et inconvénients des systèmes de distribution multicanaux [3]

    Ces différents points ont été développés, précisés ou complétés au travers de la littérature.


    1) Avantages du multicanal

    Certains des avantages soulignés sont liés aux caractéristiques du nouveau canal, d'autres sont le fait de la multicanalité. Les avantages relèvent du développement du chiffre d'affaires mais aussi de la réduction des coûts ou d'une plus grande efficience.

    L'ouverture d'un site Internet marchand permet à une enseigne physique d'élargir sa clientèle en couvrant une zone géographique plus vaste.

    Elle permet par ailleurs l'augmentation des ventes auprès de la clientèle existante. Régine Vanheems souligne l'intérêt des clients « mixtes » plus rentables grâce à la multiplication des occasions de contact et donc de chiffre d'affaires complémentaire. Pour Géraldine Michel et Jean Pierre Helfer l'existence de plusieurs canaux de contacts améliore la relation client en favorisant la personnalisation des messages, l'interactivité, la durabilité et la continuité (tous les jours). Elle améliore également l'efficience des actions de communication en permettant une adaptation des moyens.

    L'amélioration de la satisfaction client résulte donc d'une meilleure relation client mais également de la plus grande liberté offerte par la multicanalité des enseignes lors du processus d'achat. Elle a pour conséquence une moindre évasion vers la concurrence.

    L'amélioration des coûts découle de la mise en place de synergies entre les canaux, d'économies d'échelle du fait du développement des ventes ou de la mise en place de « nouveaux modèles » plus économiques comme le Drive comparé à la livraison à domicile. En effet, les différentes phases du processus de vente (Information client / transaction / logistique) peuvent être plus ou moins automatisées et la logistique prise en charge de façon plus ou moins importante par le client afin d'adapter les coûts au profil client et à sa valeur (capital client).


    2) Inconvénients du multicanal

    Les coûts peuvent être accrus et non réduits selon les choix faits par l'entreprise car la mise en place d'un nouveau canal nécessite des investissements.

    En ce qui concerne l'impact sur le chiffre d'affaires, il existe un risque de cannibalisation entre les points de vente physiques et le site Internet, certains clients décidant simplement de basculer d'un canal à l'autre.

    Des conflits d'intérêts peuvent apparaître entre les différents départements de l'entreprise, la perte de chiffre d'affaires étant redoutée par les points de vente physiques. Ce risque est particulièrement délicat lorsqu'il s'agit de réseaux de magasins franchisés. Ces conflits peuvent être lourds de conséquences pour la performance globale de l'enseigne.

    De plus, les unités physiques craignent le développement du showrooming, pratique qui consiste pour un consommateur à utiliser certains points de vente afin d'obtenir de l'information sans intention d'achat.

    Par ailleurs, dans de nombreuses situations, l'absence de cohérence entre le site Internet et les points de vente physiques peut créer chez le consommateur ressentiment et confusion. La fréquentation des différents canaux créant des attentes en termes d'assortiment et de prix par exemple. R. Vanheems souligne également la prise en compte inadaptée ou inexistante des clients multicanaux par les vendeurs.

    Enfin il existe un risque de démotivation de vendeurs désorientés par l'expertise de clients « éclairés » [4].


    II. Comportement client dans un contexte multicanal


    Connaître finement et comprendre le comportement client dans cet univers multicanal est une nécessité pour les distributeurs qui souhaitent optimiser leur organisation.


    1) Caractéristiques et attentes des clients selon les canaux

    Plusieurs études analysent les comportements clients lors du processus d'achat. Le choix d'un canal résulterait de l'attitude générale à l'égard de l'acte d'achat puis des avantages recherchés par le client, ceux-ci variant selon le contexte d'achat et le type de produit. Marc Filser propose une typologie des avantages recherchés selon le type de canal de vente [5].

    Type de canal au détail
    Commerce en ligne Canaux traditionnels
    Type de comportement Poursuite d'un objectif Commodité
    Etendue du choix
    Fiabilité de l'information
    Absence de relations sociales
    Contacts avec le produit
    Retour des produits
    Logistique du magasin
    Recherche d'expérience Relations sociales choisies
    Bonnes affaires
    Implication à l'égard du produit
    Surprise, excitation
    Atmosphère
    Relations sociales choisies

    Un entretien auprès d'un responsable de l'enseigne Houra.fr (groupe Cora) met en évidence des différences de comportement et de motivation entre les acheteurs on line et magasins.

    La fréquentation est plus importante mais le nombre d'articles et le panier moyen inférieur chez les clients magasins (15/20 articles par chariot pour 60 euros de PM et 1 à 2 passages par semaine comparé à 210 euros pour 50 articles environ 1 fois par mois).

    D'après cette enseigne, la motivation essentielle des clients online est de gagner du temps pour mieux profiter de leurs loisirs. Cependant la maîtrise du montant des dépenses en temps réel (information du montant des dépenses au fur et à mesure de la constitution du panier d'achat) est également une caractéristique appréciée par les clients online de même que la limitation des tentations pour soi-même ou pour les enfants. Le responsable souligne qu'il existe aussi des niches telles celles des clients à mobilité réduite, des déficients visuels ou des femmes enceintes.

    Selon C. Bèzes [6] les différences entre clients canal magasin et canal Internet s'estompent avec la démocratisation des technologies numériques, car beaucoup de clients aujourd'hui s'informent sur Internet. Mais il existe quelques différences si l'on compare non plus le comportement global du client mais la phase d'achat. Des caractéristiques personnelles (sexe, lieu d'habitation, attitude inhérente à l'achat sur Internet ou en magasin) permettent de différencier les acheteurs monocanal Internet, monocanal magasin et multicanaux.

    Dans une étude portant sur une enseigne mulicanal spécialisée dans le secteur des produits techniques, il relève qu'un critère particulièrement prédictif est la distance domicile - point de vente, donnée intéressante parce que facilement disponible dans les fichiers de porteurs de carte ou par géocodage. Les acheteurs exclusivement Internet résident loin des magasins et dans de petites communes, les acheteurs multicanaux dans des villes moyennes et les acheteurs exclusifs magasins à proximité de ceux-ci dans des grandes villes.

    Par ailleurs, la motivation des clients lors de la phase de préparation à l'achat est différente selon les canaux. Les clients se rendent en magasin essentiellement pour obtenir des conseils des vendeurs puis pour essayer le produit. Sur Internet ils sont essentiellement à la recherche d'informations ou de comparaisons de prix et consultent avant tout les sites marchands des enseignes puis les comparateurs.

    Ainsi, disposer de différents canaux permet bien de toucher des clientèles aux caractéristiques et attentes différentes, qu'elles soient permanentes ou liées au contexte.


    2) Définition et comportement du client multicanal

    Au-delà de ce premier aspect, la majorité des études montre une tendance croissante des clients à utiliser plusieurs canaux.

    Le client peut être multicanal parce qu'il adapte son choix de canal au contexte (type de produits, situation personnelle…) preuve en est pour le premier critère le poids relatif du commerce électronique selon les secteurs d'activité. L'achat de voyage se pratique en ligne plus que l'achat de prêt-à-porter.

    Mais de plus en plus souvent, le client est multicanal au cours du même processus phase de recherche d'informations sur Internet puis phase d'achat en magasin par exemple. Ce sont ces clients dont il est particulièrement important de comprendre le comportement et les motivations pour les distributeurs.

    De plus, Marc Filser et Sandrine Heitz-Spahn [7] mettent l'accent sur le fait que les clients utilisent très souvent plusieurs canaux au cours d'une même phase (recherche d'informations sur Internet et en magasin physique). Dans leur étude, ils ne détaillent pas la phase de transaction mais, de la même manière, elle peut aujourd'hui être réalisée sur plusieurs canaux (réservation en ligne puis retrait en magasin). L'Internet mobile qui rend possible la fréquentation simultanée de deux canaux (consultation en magasin d'un site marchand depuis un smartphone) accentue encore ce phénomène de multicanalité du client.

    Marc Filser et Sandrine Heitz-Spahn ont mesuré le poids des différents types de comportement qu'ils nomment trajectoires de comportement clients à partir d'une enquête quantitative.

    Préparation de l'achatAchatPourcentage
    Internet -> Magasin Magasin 19,2 %
    Magasin Magasin 17,6 %
    Internet Internet 9,9 %
    Internet -> Magasin Internet 9,7 %
    Magasin -> Internet Internet 9,7 %
    Autres 33,9 %

    Le poids des trajectoires multicanales ou processus hybrides est très important puisqu'il représente 70 % des situations. L'utilisation de plusieurs canaux pendant la phase de préparation est très significative. Les auteurs notent que le poids des trajectoires varie selon les catégories de produits. La trajectoire Internet/magasin/magasin est dominante pour les produits d'ameublement, électroniques et électroménager. La trajectoire dominante reste monocanal offline pour les vêtements et à parts égales monocanal offline et monocanal online pour les produits culturels.

    Leur étude les amène par ailleurs à croiser les comportements clients en termes de canaux et en termes de nombre d'enseignes fréquentées au cours du processus d'achat.

    Comportement à l'égard des enseignes
    Multi enseignes Mono enseigne
    Multi canaux 55 % 15,6 %
    Mono canal 12,5 % 16,9%

    Si la majorité des clients sont multi canaux/multi enseignes, les autres catégories sont toutes significatives. Le comportement multicanal/multi enseignes est dominant pour les produits à forte valeur financière et achat peu fréquent ; le comportement monocanal /multi enseigne dominant pour les vêtements et accessoires et le comportement monocanal /mono enseigne correspond aux produits culturels.

    Le poids du comportement multicanal et plus encore l'existence de 15 % de clients multicanaux/mono enseigne démontre la complémentarité de ces canaux pour les clients lors d'un même processus d'achat.

    Par ailleurs, selon Régine Vanheems [8] les clients mixtes (achetant sur Internet et en magasin) sont plus précieux que les autres. A partir de l'exemple d'un distributeur américain révélant que les clients qui utilisent trois canaux de vente de l'enseigne (magasin, catalogue, Internet) dépensent au moins quatre fois plus que les clients monocanal, elle mène des recherches complémentaires afin de comprendre si l'ajout d'un site Internet est à l'origine d'un développement de la valeur client.

    Elle constate que lors de la mise en place d'un site Internet, celui-ci ne se substitue pas aux magasins car les clients mixtes achètent sur Internet mais achètent autant en magasin que les clients restés fidèles au magasin. Pour elle, les clients mixtes sont des « adeptes du shoping » qui « multiplient, de fait les occasions et les expériences d'achat ». Dans un premier temps, ils choisissent selon les circonstances un environnement Internet ou un environnement magasin pour effectuer un achat et dans un second temps visitent les enseignes qu'ils connaissent dans cet environnement. L'enseigne, grâce à sa multicanalité, entre donc dans « l'ensemble de considération » du client sur les deux canaux. Ainsi la mixité est un vecteur de développement de la fidélité comportementale à l'enseigne. La redistribution des achats se fait entre enseignes concurrentes et non entre le site Internet et les magasins de l'enseigne. Il n'y a pas de cannibalisation.

    De même C. Bèzes constate dans une autre étude que les acheteurs multicanaux sont les visiteurs les plus réguliers de la boutique en ligne, suivis par les acheteurs exclusifs site puis par les acheteurs exclusifs magasins qui fréquentent malgré tout le site pour y obtenir des informations.


    3) Comportement du client multicanal en magasin physique

    Certains auteurs [9] ont dans un premier temps estimé que le client multicanal était plus sensible aux stimulations en point de vente mais des études plus récentes font ressortir l'inverse [10].

    Il semblerait que les modes opératoires des clients évoluent en permanence, les clients s'appropriant les nouvelles possibilités offertes par les technologies et développant de nouvelles stratégies d'achat.

    R. Vanheems [11] montre que le client se comporte différemment en magasin lorsqu'il a d'abord fréquenté le site Internet en termes de définition de son problème de consommation (il a un projet plus abouti et une meilleure définition de son budget), d'exploration de l'offre (son activité est réduite, concentrée sur quelques produits, plus planifiée), de magasinage (absence de butinage, moins sensible à l'offre et sa présentation), d'expérience vécue ou de relation avec le personnel de vente (parfois un comportement de défiance vis-à-vis du personnel est noté). Il se comporte comme avec une liste d'achats.

    La possibilité de faire des allers-retours sur le site de l'enseigne et en magasin facilite la prise de décision pour les achats réfléchis et notamment les achats familiaux comme ceux concernant l'amélioration de l'habitat. Le client est alors plus rapide dans sa prise de décision. Les délais de réflexion sont raccourcis.

    La préparation préalable de son achat sur Internet l'amène à avoir des attentes différentes en magasin. Tout d'abord Il souhaite une accessibilité rapide à l'offre, ne pas perdre de temps en magasin à chercher le produit désiré. Lorsqu'il s'adresse aux vendeurs il est à la recherche d'informations complémentaires, plus pointues et souhaite être conforté dans son choix plutôt que conseillé et donc moins facile à réorienter vers un autre produit. Le client est en attente d'un nouveau type de relation basée sur l'échange de connaissances et pouvant aboutir à une certaine complicité. Plus serein lorsque le processus se déroule comme prévu il est aussi plus sujet à la frustration et l'énervement qu'un client moins préparé.

    Une Etude de Y. Bouzid et R. Vanheems [12] dans le secteur du prêt-à-porter montre une volonté de la part des clientes ROPO (research on line, purchase offline) de maîtriser la situation (maitrise du temps et du budget consacré) et au-delà une volonté de maîtrise de soi (et de ses dépenses). En préparant leurs achats sur Internet les clientes cherchent à résister à la tentation. Le parcours cross canal permet de se soustraire aux manipulations au sein du magasin et participe d'une forme de contre-pouvoir. Ce comportement affaiblit donc la logique expérientielle.


    III. Définition des caractéristiques d'une stratégie cross canal par le distributeur


    La banalisation du multicanal chez les distributeurs ne permet plus de fait d'en faire une source de différenciation. Celle-ci ne peut provenir que de la capacité à gérer mieux que d'autres le multicanal. Il s'agira donc de passer de canaux multiples mais fonctionnant en parallèle à la meilleure organisation combinée de ces canaux c'est-à-dire à une stratégie cross canal.

    Par ailleurs, il ne peut exister de stratégie idéale valable pour tous les secteurs et toutes les enseignes.


    1) Choix du degré de convergence

    Le réseau de magasins physiques et le site Internet de l'enseigne peuvent présenter différents degrés de convergence. A l'une des extrémités de l'échelle, on trouve des distributeurs qui ont fait le choix de deux noms différents entre le site Internet marchand et le réseau physique comme Houra.fr et Cora (groupe Louis Delhaize). Cette stratégie donne toute liberté en matière de décisions marketing mais n'offre de synergies qu'en termes de back office. On peut considérer qu'il ne s'agit pas réellement d'une stratégie multicanal.

    Un même nom pour le réseau physique et le site marchand offre une synergie en termes de capital de l'enseigne : notoriété, image, qualité perçue. Les clients font de fait des transferts entre magasins et site Internet comme ils le font entre magasins d'une même enseigne. Cependant l'intensité du lien réel est très variable selon les enseignes. R. Vanheems [13] propose un modèle en quatre niveaux : cohérence, convergence, synchronisation, intégration.

    Stratégie de gestion combinée des canaux

    Le premier niveau doit impérativement être mis en œuvre. La cohérence des informations transmises est indispensable sous peine d'insatisfaction client et l'utilisation de codes graphiques et de slogans cohérents doit permettre de construire une image claire de l'enseigne.

    La convergence vers un objectif de maximisation des ventes globales, de satisfaction client ou de diminution des coûts nécessite une réorganisation de l'entreprise afin de rapprocher des départements fonctionnant de manière indépendante.

    La synchronisation suppose d'abandonner le fonctionnement en silos pour organiser de manière concomitante les évènements commerciaux sur Internet et dans les magasins et parallèlement permettre aux clients d'utiliser indifféremment site Internet et magasins par exemple en retirant en magasin un article acheté sur Internet ou ramenant en magasin un produit qui ne leur convient pas. La synchronisation apporte aux clients un meilleur niveau de service en offrant plus de commodités et permet une meilleure connaissance client grâce à une base de données unique et donc un meilleur ciblage.

    Le dernier niveau, l'intégration consiste à proposer une offre commerciale identique sur l'ensemble des canaux.

    De son côté, C. Bezes montre à partir d'une étude menée sur la FNAC l'intérêt de maximiser la congruence des canaux Internet et magasins physique. La congruence perçue est définie par C. Bèzes comme une notion proche de la similarité mais moins forte que celle-ci et issue d'un raisonnement par analogies. Une congruence extrême semble rassurer les consommateurs. Le magasin demeure la référence pour les acheteurs exclusifs magasins et pour les acheteurs exclusifs site Internet mais c'est le site Internet qui devient le point de comparaison pour les acheteurs multicanaux. Le distributeur a donc intérêt à améliorer simultanément les dimensions d'image des deux canaux telles que l'assortiment par exemple. Les dimensions périphériques telles que les promotions ou des exclusivités Internet pourraient permettre de différencier les deux canaux sans créer de préjudice aux magasins.

    Sachant que la recherche de convergence et en particulier les décisions de synchronisation et d'intégration nécessitent des investissements matériels et humains, des modifications organisationnelles parfois lourdes ne sont pas exemptes de risques. Le distributeur doit donc en fonction de son secteur d'activité, de son positionnement, et de son réseau existant définir le degré de convergence voulu et les rôles respectifs des différents canaux. Doivent-ils être identiques ou complémentaires et dans ce cas quelles doivent être les priorités ?

    Un élément de réponse réside dans le potentiel e-commerce du secteur. Cédric Ducrocq [14] propose une évaluation du potentiel du e-commerce par catégories de produits à partir des critères de « vendabilité commerciale » c'est-à-dire la propension des clients à acheter le produit sans toucher-voir, essayer et sans jouissance immédiate du produit, de « vendabilité économique » comparaison du prix de revient de la distribution sur Internet par rapport à la distribution en magasin, de la qualité comparée de l'expérience d'achat en ligne et magasin et de la cible plus ou moins technophile.

    Au-delà, la compréhension du processus d'achat spécifique au secteur et les conditions de la rentabilité permettent de définir les bons choix en matière de stratégie cross canal.


    2) Domaines de décisions et pratiques cross canal

    Des décisions doivent être prises en matière de mix marketing. L'assortiment est-il identique sur les deux canaux (souvent le cas pour les enseignes ne proposant que leur propre marque), plus profond sur le site du fait de moindres contraintes logistiques (par exemple l'offre de meubles de Maisons du Monde) , plus étroit car destiné à présenter l'offre de base ou seulement certains produits pour des raisons économiques (Ikea) ou présente -t-il des exclusivités ? Sachant que la structure des coûts de distribution n'est pas la même en magasin et sur Internet, le niveau de prix est-il identique entre les canaux et dans ce cas fixé sur quelle base ? Est-il attractif par rapport aux autres sites e-commerce ? Enfin les campagnes promotionnelles sont- elles simultanées en ligne et en magasins ?

    L'enseigne doit par ailleurs définir sa stratégie en matière de gestion des stocks et de logistique de livraison. En effet le stock peut être commun au site Internet et aux magasins ou au contraire distinct avec un entrepôt spécifique (lorsqu'un client passe commande sur le site Internet le produit peut être prélevé sur le magasin ou sur le stock du site). Différentes possibilités de réservation, de livraison et de retrait peuvent être proposées.

    Le distributeur doit également déterminer les possibilités en termes de logistique aval c'est-à-dire de retour produit. Le consommateur peut-il rendre en magasin un produit acheté sur le site ?

    De manière globale, l'enseigne doit définir quelle liberté est laissée au client pour naviguer entre les différents canaux lors de la phase transactionnelle. En effet, plus de liberté dans la transaction est synonyme de plus de commodité pour lui et par conséquent d'une plus grande satisfaction si le système est bien huilé. Néanmoins, cette liberté a pour corollaire une rentabilité éventuellement plus faible, plus de complexité pour le distributeur et par conséquent peut être source d'insatisfaction chez le client.

    La notion de cross canal suppose que le distributeur autorise des combinaisons de canaux voire incite à ces combinaisons afin d'en tirer des bénéfices en termes de satisfaction client ou de rentabilité immédiate par le développement du chiffre d'affaires ou la diminution des coûts.

    La comparaison des systèmes de servuction [15] monocanal Internet et monocanal magasin permet de mettre en évidence des caractéristiques spécifiques présentant à la fois des avantages et des inconvénients. Ainsi, une servuction crosscanal peut permettre au client de maximiser les avantages / ou de minimiser les inconvénients des deux canaux dans le contexte concerné. Elle permet de plus de faire apparaitre une nouvelle possibilité comme la réservation. Pour l'entreprise, la multicanalité du client au sein d'une même enseigne pour un même achat multiplie les occasions de contact avec l'offre et/ou le personnel et facilite ainsi les ventes complémentaires ou évite des phénomènes de rupture.

    Servuction canal InternetServuction canal magasin
    Possibilités supplémentaires offertes au client par le cross canal

    Le degré de liberté proposé au client et le nombre de combinaisons possibles dans le cadre de sa transaction est très variable selon les distributeurs, l'importance de ses différentes pratiques également.

    La combinaison la plus remarquable aujourd'hui est le « Drive ». Celui-ci est défini par Aurélien Rouquet [16] « comme un format de distribution qui permet un transfert direct des produits achetés par le client de leur lieu de stockage jusqu'au véhicule ». Nouvelle forme de coproduction de la distribution physique, Il est souvent lié à une combinaison de canaux et propose aux clients une solution suffisamment innovante pour être considérée comme un nouveau format de distribution voire comme un nouveau canal. Selon lui, Le « « Drive » a marginalisé dans l'alimentaire le pur e-commerce puisque 90 % des ventes Internet de ce secteur se font grâce au « Drive » ».

    L'essor de cette formule tient au fait qu'elle combine un certain nombre d'avantages pour le client : la liberté d'accès sur Internet et l'absence de sollicitations donc une meilleur maitrise de son temps et de son budget avec la disponibilité quasi immédiate des produits retirés aisément (gain de temps et d'effort) à proximité du magasin ou sur un site spécifique donc sans coût de livraison. Pour l'entreprise, la formule est avantageuse comparée à une livraison à domicile de commandes Internet car le transport des produits est pris en charge par le client. L'ouverture des « Drives » a par ailleurs bénéficié d'un avantage juridique, le client n'entrant pas dans le point de vente le Drive ne nécessite pas d'autorisation d'implantation préalable. Ainsi un groupe comme Delhaize après avoir créé son enseigne de cybercommerce, Houra.fr, a multiplié les formules de drive et les sites Internet marchands réservés à cet usage sous la marque Cora. Enfin l'enseigne Houra.fr a créé ses propres Drive à partir d'entrepôts du site Internet.

    Pour Aurélien Rouquet les différentes possibilités en termes de Drive ont des conséquences diverses sur la qualité de service et la rentabilité. Par exemple, en développant un service de « guichet Drive » accolé aux hypermarchés, Cora a pu généraliser très vite cette offre et l'ensemble des produits proposés en magasin sont accessibles puisque c'est le stock du magasin qui est utilisé. A contrario le coût de préparation de commande est élevé car les produits sont prélevés dans le magasin (la logique d'implantation n'est pas adaptée à cette pratique) et les ruptures de stock sont fréquentes car les produits ne sont pas instantanément mis en réserve lors de la commande sur Internet et des ventes peuvent avoir lieu en magasin.

    Dans le même esprit le « Click and Collect » qui correspond à un retrait en magasin d'un achat en ligne présente plusieurs avantages pour le client. Ce service est souhaité par 30 % des clients internautes . Celui-ci bénéficie des avantages Internet pour la phase achat et de certains avantages magasins pour la récupération du produit. Cette modalité gratuite lui permet d'essayer le produit sur place si nécessaire et de retourner l'article plus facilement et sans frais. Pour le distributeur, le Click and Collect est avantageux dans la mesure où il permet à l'enseigne de proposer un nouveau service à moindre coût tout en espérant développer des ventes complémentaires lors du retrait du produit en magasin. Ce service peut cependant être mal perçu par les équipes des points de vente lorsque la gestion des retraits colis et donc le travail supplémentaire occasionné n'est pas récompensé.

    Le « Web to store » consiste à utiliser le site Internet pour créer du chiffre d'affaires en point de vente notamment en permettant aux clients de vérifier les stocks magasin, voire de réserver un produit en magasin à partir du site Internet. Il intéresse 41 % des clients interrogés par l'IFOP. L'intérêt pour le client est évident puisqu'il ne prend en ligne aucun engagement mais évite de se déplacer inutilement. Le distributeur peut choisir ce type de stratégie lorsque les produits se prêtent peu à un achat en ligne ou lorsque la disponibilité immédiate du produit est un réel atout. Il espère là encore développer des ventes complémentaires ou d'impulsion. L'avantage est évident également pour les magasins à condition de savoir gérer précisément les stocks magasins.

    Le « Web in store » est une pratique qui se développe de plus en plus. Il s'agit pour les magasins du réseau d'utiliser le site Internet de l'enseigne comme un prolongement de leur propre boutique. Cette pratique a pour avantage de permettre de compenser un stock magasin réduit ou un assortiment plus restreint (boutiques de petite surface par exemple) par l'utilisation de l'assortiment et du stock web pour réaliser une commande pour le compte du client. L'intérêt pour l'enseigne est évident puisqu'elle évite un report sur la concurrence. Le magasin est intéressé à cette pratique s'il bénéficie du chiffre d'affaires.

    Les possibilités offertes par les technologies et les attentes clients poussent les enseignes à fractionner de plus en plus le processus d'achat et imaginer les combinaisons les plus pertinentes. Ainsi d'autres propositions apparaissent telles la création éphémère de boutiques virtuelles sur les lieux de passage (métro, gares) comme l'ont fait par exemple Casino ou Carrefour ou très récemment l'implantation par Cdiscount de casiers de retraits sur les flux clients pour profiter de leur mobilité.


    3) Problématique du pilotage marketing et commercial de l'enseigne cross canal

    Plusieurs auteurs mettent en évidence les difficultés liées au pilotage marketing d'une enseigne cross canal.

    Par définition la décentralisation et l'autonomie du réseau sur le plan commercial, souvent sources de dynamisme, ne sont plus de mise s'il y a intégration totale puisque site internet et unités commerciales doivent présenter la même offre, au même prix, en même temps. Le niveau de convergence appelé « synchronisation » peut laisser la place à quelques initiatives locales en matière promotionnelle par exemple mais nécessite malgré tout une coordination importante entre les équipes « internet » et les équipes des magasins physiques.

    Par ailleurs, pour des raisons historiques et de compétences, les directions du site marchand, du réseau physique et du CRM sont généralement confiées à des personnes différentes dans les entreprises. Or, la mise en place d'une stratégie cross canal nécessite de prendre des décisions impactant directement les trois territoires qu'il s'agisse de la définition des prix qui seront communs aux deux réseaux, de mise en œuvre d'opérations promotionnelles simultanément en magasin, sur le web, voire par un autre canal, de la mécanique de fidélisation ou d'autres encore. Par exemple l'enseigne doit être capable de mettre en place des mécanismes incitatifs de pratiques telles que le web to store comme la Fnac qui verse 1 euro sur le compte fidélité du client s'il effectue son retrait en magasin [17].

    La mise en œuvre d'une stratégie cross canal suppose par ailleurs des modifications importantes des systèmes d'information, la maîtrise en temps réel des données issues des différents canaux devenant indispensable. Bien sûr, cela suppose l'existence d'une base de données client unique permettant l'usage d'une carte de fidélité tant en magasin que sur le site Internet et la mise en place d'un programme relationnel cross canal global. Il est par ailleurs nécessaire d'investir dans des outils de gestion des stocks beaucoup plus complexes que les outils traditionnels et permettant de suivre en temps réel les commandes magasin, Internet ou mobile. Enfin de nombreuses applications clients ou destinées au personnel visant à faciliter le cross canal ou l'omnicanal doivent être déployées. Le rôle joué par la direction des services informatiques devient alors primordial dans l'accompagnement de transformations organisationnelles et culturelles.

    Enfin sur de nombreux points la gestion multicanale des réseaux franchisés est délicate [18]. La création d'un site Internet par le franchiseur a dans certains cas provoqué des réactions de la part des franchisés. D'un point de vue juridique, le franchiseur peut créer un site Internet marchand sans transgresser la clause d'exclusivité territoriale définie très souvent au contrat de franchise. En effet un site Internet n'est pas considéré par la cour de cassation comme l'ouverture d'un point de vente sur le territoire concédé mais simplement comme une modalité de vente. Le contrat peut cependant interdire un démarchage actif de l'enseigne auprès de clients du territoire géographique du franchisé. De la même manière les points de vente franchisés eux-mêmes ont juridiquement la possibilité d'ouvrir leur propre site Internet. Afin de limiter les risques de conflit, les auteurs préconisent de mettre en place une véritable coopération entre le franchiseur et les franchisés pour définir les objectifs du site Internet, sa complémentarité avec les magasins et la politique marketing.


    IV. Les implications découlant de l'existence de clients mixtes pour les points de vente physiques


    Comme noté plus haut le client mixte (Internet puis magasin) va se comporter différemment d'un client monocanal et le magasin doit être revisité afin de s'adapter aux nouveaux comportements et aux nouvelles attentes. Plus encore peut-être l'omnicanalité des clients grâce à leur téléphone mobile nécessite des adaptations en point de vente. En effet de plus en plus souvent le client va par réflexe consulter le site Internet marchand de l'enseigne, des sites concurrents, des comparateurs ou les réseaux sociaux depuis son mobile à l'intérieur du magasin. Celui-ci lui offre en effet le don d'ubiquité. Nous l'avons vu, si la visite en magasin est le prolongement d'une visite sur le site, le client souhaite que cela soit pris en compte. Par ailleurs, le site Internet de l'enseigne devient la référence pour les clients multicanaux en termes d'image, de services, d'assortiment, de niveaux de prix. Ils n'hésiteront pas à s'y référer en magasin. Enfin la comparaison peut être faite en termes de processus d'achat. L'achat en magasin ne devrait pas être plus complexe, moins agréable ou moins riche en informations que l'achat sur Internet.


    1) Redéfinition du rôle du vendeur en magasin et leviers de management

    Le vendeur en magasin est l'élément central et différenciant par rapport à un site Internet. Cependant le contexte multicanal nécessite que son rôle soit redéfini précisément et, ainsi que le soulignent R. Vanheems et S. Jeanpert, il est indispensable d'obtenir son adhésion.

    Dans plusieurs situations le rôle du vendeur, n'est plus la vente des produits du magasin. Le vendeur peut être confronté à des clients souhaitant acheter sur Internet mais venus en magasin voir ou essayer les produits (showrooming). Il peut par ailleurs devoir remettre ou faire essayer des produits aux clients ayant acheté précédemment sur Internet dans le cadre du Click and Collect ou devoir accepter des retours de produits. Enfin, il peut se trouver confronté à des ruptures de stocks en magasin et opter ou non pour une commande client sur le site de l'enseigne.

    La position de l'enseigne doit être claire. Le vendeur a-t-il pour rôle de vendre uniquement sa boutique ou également le site Internet afin de contribuer à la performance globale de l'enseigne ? Dans ce dernier cas, il est nécessaire d'obtenir son adhésion en mettant en place des systèmes incitatifs qu'il s'agisse du calcul de la rémunération ou de l'atteinte des objectifs, le minimum étant de supprimer tout système de prime basé uniquement sur les performances magasin au risque de voir perdurer un désintérêt manifeste pour les clients Internet. Dans le cas du retrait magasin ou de la commande en ligne depuis un magasin, certaines enseignes rémunèrent le service ou vont jusqu'à attribuer le chiffre d'affaires au magasin.

    Plus largement R. Vanheems montre la nécessité de faire accepter les clients Internet par les vendeurs magasins. Au-delà de la problématique d'attribution du chiffre d'affaires, les vendeurs peuvent être désorientés par des clients « éclairés », à l'aise sur le site Internet de l'enseigne, ayant déjà pris partiellement leur décision. Il parait donc nécessaire de former les vendeurs à la fois sur le plan technologique afin qu'ils puissent être à l'aise au minimum avec la manipulation du site Internet de l'enseigne, mais aussi aux comportements et attentes des clients mixtes afin qu'ils puissent élaborer des scénarii de vente adaptés.

    Il est important par exemple que les vendeurs sachent reprendre une vente là où le client s'est arrêté sur Internet sans passer forcément par les étapes traditionnelles de la vente, aider le client à retrouver en magasin un article sélectionné sur le site, vérifier rapidement la justesse du choix, proposer des informations complémentaires. C'est à cette condition seulement qu'ils pourront apporter de la valeur ajoutée à l'expérience client.

    En ce qui concerne les clients Click and Collect il est généralement souhaité par les enseignes que les vendeurs sachent habilement proposer des ventes complémentaires, même si cette pratique n'est pas forcément souhaitée par la clientèle.

    Enfin, il parait important de leur donner des outils (tablette, fichier unique, accès au stock web de l'enseigne) leur permettant de recouvrer une expertise face au client et la possibilité de réagir si rupture.

    Ce travail managérial vis-à-vis des vendeurs magasins est fondamental dans la mesure où le refus de prendre en compte Internet chez les vendeurs peut avoir des conséquences négatives multiples : insatisfaction client, perte de chiffre d'affaires immédiat au niveau des magasins, impact global sur l'image et la rentabilité de l'enseigne.


    2) Aménagement du magasin connecté

    Les espaces et le matériel mis à disposition des clients doivent eux aussi être revus afin de fluidifier les pratiques cross canal, faciliter l'omnicanal pour le client, rendre son parcours magasin au moins aussi attractif qu'un parcours Internet.

    Le magasin doit être aménagé afin de rendre facilement les services proposés. Par exemple, un espace spécifique peut être dédié au « Click and Collect ». Certaines enseignes créent des casiers de retrait à l'entrée des magasins voire des cabines d'essayage à proximité afin d'éviter aux clients de perdre du temps. Cela peut correspondre à une attente client mais a contrario prive les vendeurs d'une démarche de vente complémentaire.

    Un axe d'innovation concerne l'équipement digital du magasin et les applications destinées aux clients. Cela passe par la création d'une zone de WIFI gratuit pour faciliter l'utilisation du téléphone mobile comme dans la plupart des grandes surfaces ou centre commerciaux. Viennent ensuite de multiples applications plus ou moins appréciées des clients destinées à compléter l'information nécessaire au choix (QR codes, réalité augmentée, affichage dynamique, borne tactile…) ou faciliter la recherche produit (bornes interactives ou application pour téléphone mobile comme « C'est où » de Carrefour) pour remédier à des logiques de classement de produits différentes entre le web et les magasins physiques.

    D'autres applications visent à faciliter son confort d'achat en limitant les manipulations produits pour le passage en caisse et vont jusqu'à proposer de constituer en magasin un panier virtuel comme l'a fait Casino. Ces applications permettent de reproduire en magasin une caractéristique jugée avantageuse par les clients sur le site Internet, la maitrise en temps réel du montant de la dépense. Elles permettent également au client de préparer ses achats à son rythme, depuis son domicile jusqu'au magasin. Enfin certaines boutiques proposent des applications plus ludiques ou donnent au client les moyens de partager son expérience comme l'a tenté Morgan en mettant à sa disposition caméra et accès aux réseaux sociaux pour obtenir l'avis de ses amis sur une tenue essayée.

    D'autres innovations visent à mettre la technologie au service du personnel des magasins. D'après C. Ducrocq [19] ce sont les innovations qui présentent la plus grande valeur ajoutée.

    La virtualisation des postes informatiques des vendeurs, qui leur permet d'accompagner les clients en se connectant successivement et aisément en plusieurs lieux du magasin au lieu d'être cantonnés à un poste précis, en est un premier exemple. Plus encore, la diffusion des tablettes destinées aux vendeurs et la multiplication des applications dédiées peuvent donner au vendeur le savoir nécessaire dans le cadre de la nouvelle relation client. En effet, ces tablettes peuvent donner accès à la base de données client et ainsi informer le vendeur des comportements et préférences de celui-ci. Elles peuvent également permettre un accès partagé et convivial au site web de l'enseigne qu'il s'agisse de repérer un produit sélectionné par le client ou au contraire de lui montrer des extensions de gamme voire de passer une commande en cas de rupture magasin ou d'assortiment réduit. Enfin leur utilisation comme terminal d'encaissement est fréquente et source de satisfaction client.


    Conclusion

    La mise en œuvre d'une stratégie multicanale efficace et « sans couture » [20] ou seulement l'expression du dirigeant de Morgan d'une stratégie « no canal » n'est pas encore une réalité. L'expérience montre que le client est encore insuffisamment au centre des préoccupations, que la notion de client unique, reconnu pour ses expériences Internet et magasin est loin d'être acquise. Pour la majorité des enseignes des progrès restent à accomplir sur le plan des technologies à mettre en œuvre mais surtout en matière de changements organisationnels et culturels.


    Bibliographie

    • Olivier Badot et J F Lemoine DM janv/mars 2010. Stratégies d'innovations dans le commerce indépendant de proximité
    • Sophie Jeanpert et Francis Salerno DM 2013. Marketing multicanal comment favoriser l'adhésion du personnel des magasins
    • Sophie Jeanpert Thèse 2009. Réseau de magasins et commerce électronique : analyse des déterminants de l'adhésion du personnel au multicanal
    • Jean pierre Helfer et Géraldine Michel DM janv-mars 2006. La Stratégie de contact multicanal : opportunités, risques et facteurs clefs de succès
    • Régine Vanheems RFM juillet 2009. Distribution multi-canal : Vers une évaluation du rôle du vendeur dans l'intégration des canaux de distribution
    • Régine Vanheems DM janv 2013. La Distribution à l'heure du multi-canal une redéfinition du rôle du vendeur
    • Régine Vanheems DM juillet septembre 2009. Distribution multicanal ; pourquoi les clients mixtes doivent faire l'objet d'une attention particulière
    • Régine Vanheems RFG. Multicanalisation des enseignes ; comment Internet transforme les comportements en magasin ?
    • R. Vanheems RFM oct/nov 2012. Imbrication entre espace virtuel et espace physique ; quand les vendeurs s'en mêlent
    • Yousra Bouzid et Régine Vanheeems Management et avenir. Comportement web to store : vers une nouvelle logique du contrôle de soi
    • Christophe fournier RFM Juillet 2009. Impact des stratégies multicanal sur la rémunération des commerciaux : quelques réflexions appliquées au secteur des services
    • Entretien avec Eric le Strat DM Janv mars 2008. Aux sources du e-commerce de grande distribution enfin efficace et rentable
    • Enrico Colla et paul Lapoule DM janvier mars 2011. Facteurs-clés de succès des cybermarchés. Les enseignements du cas tesco.com
    • Gurvan Branellec et Rozenn Perrigot DM juillet sept 2013. Franchise et e-commerce : une approche droit marketing des problématiques liées à l'exclusivité territoriale
    • Christophe Bèzes Mmanagement &avenir 52. Une comparaison empirique du profil des acheteurs monocanal et multicanaux
    • Aurélien Rouquet DM Juillet septembre 2014. Distribution par « drive » : définition et typologie
    • Sandrine Heitz-Spahn et Marc Filser DM Avril juin 2014. La place de l'enseigne dans les trajectoires d'achat des clients en contexte multi-canaux
    • Christophe Bezes Vie et sciences de l'entreprise. La congruence perçue des magasins et du site Internet ; effets sur le choix du canal d'achat – le cas de la Fnac
    • Cédric Ducrocq Pearson 2014. Distribution inventer le commerce de demain
    • LSA octobre 2013. La Fnac progresse à pas de géant sur le cross canal
    • LSA octobre 2014. Résultats de l'étude OrderDynamics/ IFOP sur les préférences d'achat des internautes.
    • Cécile Buffard Points de ventes juillet 2014. e-commerce, le défi de la rentabilité


    Pour télécharger cet article au format pdf, cliquer sur l'icône ci-dessous :

    PDF - 591.7 ko

    [1] selon Mercator 11e édition, p. 361.
    Un Click and Mortar est une Entreprise du monde tangible, par opposition aux « Pure players » qui n'existent que sur Internet et aux « Click & Mortar » présentes simultanément dans l'espace réel et virtuel.

    [2] Le e-commerce représente plus de 600 millions de transactions en 2013 (+ 17,5% par rapport à 2012) selon la FEVAD pour 33,8 Millions d'acheteurs en ligne (+ 5%) source Médiamétrie. Si la part de marché ne représente encore globalement que 5,5% du commerce de détail elle atteint 12% pour les secteurs habillement, chaussures, accessoires, textile de maison et 18% pour l'équipement de la maison.

    [3] Cités par Sophie Jeanpert « Réseau de magasins et commerce électronique : analyse des déterminants de l'adhésion du personnel au multicanal » Thèse présentée à l'université des sciences et technologies de Lille /IAE en 2009.

    [4] Bergada et Coraux cité par Régine Vanheems « La distribution à l'heure du multicanal : une redéfinition du rôle du vendeur » 2013

    [5] M. Filser cité par Sophie Jeanpert thèse 2009

    [6] C. Bèzes « Comparaison empirique du profil des acheteurs monocanal et multicanaux »

    [7] Sandrine Heitz-Spahn et Marc Filser (2014) : La place de l'enseigne dans les trajectoires d'achat des clients en contexte multi-canaux.

    [8] Régine Vanheems (2009) Distribution multicanal. Pourquoi les clients mixtes doivent faire l'objet d'une attention particulière

    [9] Badot et Navarre puis Rolland cités par Y Bouzid et R Vanheems (2014). Comportement web-to-store : vers une logique de contrôle de soi.

    [10] Belvaux (2004-2006) Vanheems (2012) cités par Y Bouzid et R Vanheems idem

    [11] Régine Vanheems (2012). Multicanalisation des enseignes. Comment Internet transforme le comportement en magasin.

    [12] Yousra Bouzid et Régine Vanheems. 2014 idem

    [13] R. Vanheems (2009). Idem

    [14] Cedric Ducrocq. Distribution : inventer le commerce de demain. Pearson

    [15] Processus de production de service (néologisme créé par analogie avec le processus de production de produits) Pierre Eiglier et Eric Langeard 1987 Servuction : le marketing des services.

    [16] Aurélien Rouquet. La distribution par « drive ». Définition et typologie.

    [17] LSA octobre 2013

    [18] G. Branellec et R. Perrigot. Franchise et e-commerce. Une approche droit marketing des problématiques liées à l'exclusivité territoriale.

    [19] C. Ducrocq 2014 Idem

    [20] R. Vanheems Idem

  • Friday 23 January 2015 - 08:11
    #consultant Rôle et fonction dans la durée du consultant Assurer la cohérence Nous avons vu au fil des étapes précédentes la mise en place de ce que nous pourrions appeler la "stabilisation" du système d'information. Mais le projet ne s'arrête pas là, et le rôle du consultant en management [...]
  • Thursday 22 January 2015 - 18:36

    Des professeurs en BTS Assistant de manager de l'académie de Versailles ont participé à une formation au lycée Poquelin à Saint Germain en Laye. L'objectif était d'échanger sur les effets des rénovations de la série STMG et du baccalauréat professionnel Gestion-Administration sur le profil des étudiants qui seront accueillis dans cette formation à la rentrée 2015.

    Après une présentation générale de la formation par Christine GAUBERT-MACON, Inspectrice Générale de l'éducation nationale, Céline ATTALI et Hassan SIDRI ont mis en évidence les liens entre les programmes, référentiel, démarches et outils pédagogiques dans la série STMG et le baccalauréat professionnel GA, et les différentes finalités du référentiel du BTS Assistant de manager.

    La présentation de Christine GAUBERT-MACON.
    PDF - 367 ko
    La présentation du baccalauréat professionnel Gestion-administration et les correspondances avec le référentiel du BTS Assistant de manager (Hassan SIDRI).
    PDF - 2.6 Mo
    La présentation de la série STMG et les correspondances avec le référentiel du BTS Assistant de manager (Céline ATTALI).
    PDF - 178.8 ko
    Le groupe des IA-IPR
  • Thursday 22 January 2015 - 08:11
    #businessintelligence Qu'est-ce qu'un DataMart ? Définition DataMart Le Data Mart ou DataMart, peut être défini comme la version "allégée" du Data Warehouse. Plutôt que de viser l'universalité des thèmes, le DataMart se focalise sur un sujet, un thème ou un métier. Moins lourd, le [...]
  • Wednesday 21 January 2015 - 04:49
    #gestion La DSI adopte un pilotage orienté client Si un tableau de bord se doit d'être par essence orienté client, c'est bien celui-ci. Non seulement il permet d'assurer un suivi du fonctionnement au quotidien, charges, performances techniques, gestion des incidents, sécurité, qualité [...]
  • Tuesday 20 January 2015 - 09:15
    Les inscriptions aux stages proposés par le CERPEP, en entreprises ou dans d’autres organisations publiques, associations ou fondations, sont possibles jusqu’au 16 février 2015 inclus.
  • Tuesday 20 January 2015 - 09:00
    Le numéro 154 de Janvier 2015 propose notamment un dossier intitulé "Enjeux et dimensions du management public".
  • Tuesday 20 January 2015 - 08:11
    #formation Chiffrement par clés asymétriques Solution pour sécuriser les communications de données Quelques solutions pour sécuriser les communications de données en respectant l'intégrité des messages, l'authenticité des correspondants et la confidentialité des échanges. Le chiffrage [...]
  • Tuesday 20 January 2015 - 07:47
    Le dernier bulletin est à découvrir ici : http://eduscol.education.fr/ecogest/ticedu/ticedu-ecogest-35/#116
  • Tuesday 20 January 2015 - 07:47
    La rénovation du BTS CGO est finalisée. Le site CRCF de l’académie de Grenoble propose : - le référentiel du nouveau BTS Comptabilité Gestion (CG), - le guide d’accompagnement pédagogique qui présente une panoplie d’indications, de conseils et de préconisations … Lire la suite
  • Tuesday 20 January 2015 - 07:47
    Une conférence de Marcel LEBRUN sur la classe inversée à découvrir ici : http://idea.univ-paris-est.fr/fr/conferences/document-1907.html
  • Tuesday 20 January 2015 - 07:47
    Vous nous l’avez demandée, la voilà ! Cette nouvelle version est à jour des changements de taux de TVA intervenus au 1° janvier 2014 et les mouvements pré-enregistrés ont été actualisés. La dernière version du cas Specibike, modifiée et adaptée … Lire la suite
  • Tuesday 20 January 2015 - 07:47
    Les inspecteurs et les professeurs d’économie gestion vous présentent leur meilleurs vœux pour cette nouvelle année.    
  • Tuesday 20 January 2015 - 07:47
    Un nouveau jeu sérieux créé par l’APEC simulant un entretien de recrutement vient de voir le jour. A tester ici : http://simulateur-entretien.apec.fr/data/v2/#/choix-options
  • Tuesday 20 January 2015 - 07:47
    La deuxième édition du concours BCBFC confirme le succès…. Félicitations à tous les participants et organisateurs de la première phase du concours 2014-2015 qui s’est tenue en décembre 2014 dans les établissements avec la participation de membres de l’ordre des … Lire la suite
  • Monday 19 January 2015 - 07:35
    #entreprendre « Maintenant que je suis entrepreneur indépendant, j'ai compris qu'un business model ne doit pas se transformer en une quête sans fin de fonds" Pour votre business model rien ne vaut l'autofinancement... Courir après les banques, son projet sous le bras, Pour trouver [...]
  • Sunday 18 January 2015 - 20:47

    Les options stratégiques des entreprises

    Comment la mise en place d'une nouvelle stratégie peut-elle impacter
    les ressources humaines d'une organisation ?

    VOTRE CONTEXTE DE TRAVAIL

    Constatant l'effectif croissant de personnes en situation précaire dans la région Nord-Pas-de-Calais, une équipe de volontaires décide de créer en 1984 une société coopérative baptisée « le Relais » à Bruay-la-Buissière.

    Le but de l'entreprise nouvellement créée sera de lutter contre l'exclusion en créant des emplois durables pour des personnes en difficulté, en développant l'activité textile et en prenant en charge toute la filière – la collecte, le tri, la valorisation. Grâce aux dons des habitants, en 30 ans, plus de 2 200 emplois ont ainsi été créés. Dans le même temps, le Relais est devenu leader de la filière en France, démontrant que professionnalisme et solidarité sont parfaitement compatibles.

    Le Relais tente de mettre en pratique le principe d' « économie solidaire » notamment en collectant des vêtements usagés. L'argent généré par le tri et la revente des habits est ensuite réinvesti à des fins de lutte contre l'exclusion. Aider les personnes en difficulté économique et sociale à retrouver l'autonomie financière constitue donc un principe fondamental de la coopérative.

    Le Relais a ainsi pour ambition de réconcilier logique sociale et logique économique en refusant l'assistanat et la course à l'argent. Il vise l'épanouissement des salariés et non l'accroissement des profits de l'entreprise. Chaque personne accueillie au Relais est ainsi accompagnée professionnel-lement par un ancien qui lui apprend les bases d'un métier (collecteur, chauffeur, vendeur…). Suite à cette formation, les salariés rejoindront à terme une entreprise classique ou resteront sur les sites du Relais pour continuer à travailler et accompagner les nouveaux venus.

    En 30 ans, le Relais a prouvé que son modèle était économiquement viable et qu'une alternative à l'entreprise classique était possible : avec une croissance de 12 % depuis 5 ans, le Relais fait au-jourd'hui partie des plus grosses sociétés coopératives et participatives de France (SCOP). Et le succès se confirme chaque année : 1 nouvel emploi est créé par semaine depuis 1984.

    LES RESSOURCES DOCUMENTAIRES

    Annexe 1 : Quelques chiffres sur Le Relais
    Annexe 2 : Performance économique et performance sociale
    Annexe 3 : La guerre sans merci des chiffonniers
    Annexe 4 : Une stratégie au service pour pérenniser Le Relais
    Annexe 5 : Une Démocratique directe au sein du Relais
    Annexe 6 : L'organisation du Relais en SCOP
    Annexe 7 : Le Relais investit pour fabriquer son isolant Métisse
    Annexe 8 : Entretien avec Pierre Duponchel (extrait)
    Annexe 9 : Une enquête menée auprès des salariés
    Annexe 10 : Des échanges avec les salariés du Relais (extrait)

  • Sunday 18 January 2015 - 17:33
    Les journées portes ouvertes des IUT de l'académie de Versailles se dérouleront à compter de la fin du mois de janvier 2015.


    Elles sont une occasion unique de rencontrer étudiants et enseignants, de percevoir l'environnement des IUT et, bien entendu, d'échanger sur toutes les questions que se posent les élèves.

    Nous vous rappelons les spécialités enseignées dans ces IUT :

    Spécialités
    IUT VELIZY spécialité informatique

    Nous attirons votre attention sur l'aspect très technique de ces formations.

    - DUT Informatique
    - DUT Métier du multimédia et de l'Internet (MMI)
    - DUT Réseaux et télécommunications (R&T)
    IUT antenne de RAMBOUILLET - DUT Techniques de commercialisation (TC)
    - DUT Gestion administrative et commerciale des administrations (GACO)
    IUT ORSAY - DUT Informatique
    IUT SCEAUX - DUT Techniques de commercialisation (TC)
    - DUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA)
    IUT MANTES - DUT Techniques de commercialisation (TC)
    - DUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA)
    IUT CERGY
    Site de CERGY St martin
    - DUT Techniques de commercialisation (TC)
    IUT CERGY
    Site de SARCELLES
    - DUT Techniques de commercialisation (TC)
    - DUT Métiers du multimédia et de l'Internet (MMI)
    IUT CERGY
    site de St martin (Cergy)
    - DUT Techniques de commercialisation (TC)
    IUT EVRY - DUT Techniques de commercialisation (TC)
    IUT EVRY
    site de Brétigny
    - DUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA)
    IUT EVRY
    site de Juvisy
    - DUT Techniques de commercialisation (TC)


    Une majeure partie de ces DUT est proposée aussi sous la forme de l'alternance.


    L'étude des programmes pédagogiques nationaux des différents DUT peuvent vous permettre de mieux connaître les contenus des enseignements auxquels seront confrontés vos élèves. Vous pourrez ainsi percevoir plus facilement les spécificités fortes de certains DUT, les liens existants, les modalités pédagogiques de l'enseignement en IUT.

    http://www.ac-versailles.fr/public/upload/docs/application/pdf/2014-11/jpo_iut.pdf

    Programmes Pédagogiques Nationaux
    DUT Informatique http://www.ac-versailles.fr/public/upload/docs/application/pdf/2014-02/dut_informatique.pdf
    DUT Métiers du multimédias et de l'Internet (MMI) http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/30/15/2/MMI_262152.pdf
    DUT Réseaux et télécommunications (R&T) http://www.iut-rt.net/IMG/pdf/PPN_RT_-_Version_BO.pdf
    DUT Technique de commercialisation (TC) http://www.iutsd.univ-paris13.fr/iutsd/images/Departements/TC_PL/PPN_TC_2013.pdf
    DUT Gestion des entreprises et des administrations (GEA) http://www.iut-sceaux.u-psud.fr/_resources/PPN_GEA_2013.pdf?download=true
    DUT Gestion administrative et commerciale des administrations (GACO) http://www.ac-versailles.fr/public/upload/docs/application/pdf/2014-02/dut_gaco.pdf
  • Sunday 18 January 2015 - 08:11
    #gestion Définition TDABC, Time Driven Activity Based Costing La méthode ABC pilotée par le temps, TDABC, est une nouvelle version de la célèbre méthode ABC Activity Base costing une méthodologie concrète de calcul des coûts de revient orientée processus. Cette nouvelle déclinaison [...]
  • Saturday 17 January 2015 - 08:11
    #sixsigma Le système de mesure et la métrique Six Sigma La mesure et la méthode 6 sigma La mesure est la clé de voûte de la démarche six sigma. Mais une mesure efficace ne s'implante pas sans une étude précise et une méthode aguerrie. On a pu constater au fil de ces pages l'importance [...]
  • Friday 16 January 2015 - 08:11
    #technologie EAI Disposer d'une infrastructure pérenne (matérielle et logicielle) Définition EAI, Enterprise Application Integration L'EAI est un mode de conception des architectures logicielles centré sur les échanges inter-applications.Le système d'information fondé sur un [...]
  • Thursday 15 January 2015 - 23:37

    Rénovation du BTS Banque - Conseiller de clientèle (Particuliers)


    Séminaire national du 1er et 2 juillet


    Intervention de Jean-Claude BILLIET, IGEN


    Intervention des superviseurs


    Certification AMF


    Intervention IEFP


    Présentation de U3 : Gestion de la relation client


    Présentation de U4 : Développement et suivi de l'activité commerciale


    Présentation de U5 : Environnement économique, juridique et organisationnel de l'activité bancaire


    Présentation des ateliers de professionnalisation


    Présentation du guide d'équipement


    Présentation du livret de compétences


    Présentation du livret réglementaire

    Le groupe des IA-IPR
  • Thursday 15 January 2015 - 11:41

    Pourquoi le management public doit-il être particulier, original ?

    Patrick Gibert nous démontre en quoi les spécificités de la sphère publique rendent inopérants les préceptes utilisés dans le management des organisations privées.

    Pour en savoir plus, retrouvez l'article Quel management public ? en ligne, ainsi que l'ensemble du dossier « Enjeux et dimensions du management public » dans le numéro 154 d'Economie et Management.

    Ce numéro propose aussi les résumés des conférences et des ateliers des Journées Nationales du Management d'octobre 2014 dédiées à la PME, entreprise au combien essentielle et caractéristique de notre économie.

  • Thursday 15 January 2015 - 08:11
    #gouvernance Q'est-ce que la Gouvernance du Système d'information ? Pourquoi la Gouvernance du SI ? Le passage d'un système informatique utilisé pour exclusivement rationnaliser les flux et procédures à un système d'information support de la stratégie ne se fera pas sans la mise en place [...]
  • Wednesday 14 January 2015 - 21:23

    Le Réseau Crcf réalise une mise en ligne progressive des documents présentés lors du séminaire national du 25 novembre 2014. Dernières publications en date, dans la rubrique « Présentations du séminaire national » : présentation vidéo du BTS « Comptabilité et gestion » et au-delà, les métiers et formations à la comptabilité et gestion (en s'attachant au passage à déconstruire quelques idées reçues...). Également disponible, une présentation du passeport professionnel, nouvel outil de suivi du parcours des étudiants.

    Lien : http://crcf.ac-grenoble.fr/index.php?tg=articles&idx=More&topics=126

    Sur le site du Crcf, sont disponibles également en téléchargement : le référentiel du diplôme ; une première version du guide d'accompagnement pédagogique (GAP) ; des documents sur la professionnalisation et ses outils ainsi que sur le passage du référentiel à l'évaluation et la formation par les compétences. Ces documents de travail (diaporamas et textes d'accompagnement) sont destinés à l'information des formateurs académiques et des enseignants. Ils ont pour la plupart le statut de document de travail, et peuvent en conséquence subir des aménagements ou modifications.

    Lien : http://crcf.ac-grenoble.fr/index.php?tg=topusr&cat=55

  • Wednesday 14 January 2015 - 21:19

    Deux enseignants et des élèves de la classe de Première STMG « Sciences de gestion » du lycée Maurois d'Elbeuf livrent leur témoignage sur l'utilisation d'un jeu sérieux d'entreprise (le logiciel Tecstrat). Ils expliquent comment mettre en œuvre un jeu sérieux au sein de la classe, les intérêts pédagogiques et les liens avec les notions du programme et quand les aborder. Enfin, ils exposent l'expérience développée sur l'académie de Rouen : le tournoi de gestion académique.

    Lien : http://www.crcom.ac-versailles.fr/spip.php?article830

  • Wednesday 14 January 2015 - 21:17
  • Wednesday 14 January 2015 - 21:15

    Ce texte concerne les élèves et étudiants accomplissant une période de formation en milieu professionnel ou un stage dans le cadre de leur cursus de formation initiale. Le décret modifie certaines dispositions relatives aux périodes de stages. Il prévoit les modalités d'intégration des périodes de formation et des stages en milieu professionnel dans un cursus pédagogique scolaire ou universitaire en fixant, notamment, un volume pédagogique minimal de formation dans les établissements d'enseignement.

    Lien : http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=82503

  • Wednesday 14 January 2015 - 19:54

    Ce scénario offre aux élèves la possibilité d'accompagner un groupe d'amis dans leur projet de création d'entreprise. Ils seront ainsi amenés à s'interroger sur le choix d'un objet social et d'un statut, à réfléchir aux ressources qui leur seront nécessaires, à s'interroger sur la faisabilité de leur projet en termes de demande mais aussi à la nécessité de créer de la valeur pour le consommateur et de se faire connaître. Ils pourront ensuite mesurer les performances des actions mises en place. Pour ce faire, ils auront besoin d'outils informatiques (logiciel Pearltrees (avec mode opératoire fourni), PowerPoint, Word, Excel, etc…) qui leur seront utiles au cours de l'année notamment pour la réalisation et la présentation de leur étude de sciences de gestion.
    Cette histoire organisationnelle doit leur être racontée par épisodes, les documents seront distribués progressivement. Ce scénario peut être traité en 11 heures environ :

    • Episode 1 : Comment savoir si cette idée est intéressante ?
    • Episode 2 : Comment Melting Food Truck peut-elle obtenir les ressources nécessaires ?
    • Episode 3 : Comment Melting Food Truck peut-elle se faire connaitre des consommateurs ?
    • Episode 4 : Melting Food Truck est-elle une entreprise performante commercialement ?
    • Episode 5 : Comment les consommateurs jugent-ils l'offre de Melting Food Truck ?
  • Wednesday 14 January 2015 - 08:30

    Dossier d'organisation académique Session 2014 MAJ 11.04.2014

    PDF - 1.4 Mo

    Annexes Session 2014

    Zip - 2.4 Mo

    Nouvelles consignes Session 2014 MAJ 27.03.2014

    PDF - 1.1 Mo

    Dossier Établissement / Récapitulatif des notes Épreuves E31 & E32 CCF

    Excel - 14.1 ko

    Diaporama présenté lors de la demi-journée d'information Bac Pro Vente / Préparation session 2015 par D. Chevrinais le 16/12/2014 à Meudon.

    PowerPoint - 728 ko
  • Monday 12 January 2015 - 18:17
    Dans le cadre de la réforme, les enseignants d'économie gestion spécialité Systèmes d'Information de Gestion ont préparé des entraînements à l'épreuve écrite en terminale STMG SIG à partir d'anciens sujets Retrouvez la production réalisée à partir de l'étude de cas CMC Voyages.
  • Monday 12 January 2015 - 18:16
    Projet fictif pour 3 élèves. Contenu : ·Analyse du marché par une recherche documentaire ·Enquête sur les motivations, freins, attentes… de la demande ·Analyse du plan de marchéage de l'entreprise ·Recherche d'actions opérationnelles pour développer l'activité : o une nouvelle offre (produit, prix) nouvelle recette de terrine, voir les autres producteurs (sites) o de nouvelles communications événementiel pour créer une expérience de consommation avec une diététicienne ? communiquer sur l'entreprise et son positionnement ? visite à la ferme... o de nouveaux canaux de distribution (grande distribution, AMAPP ?...) et adaptation du packaging au positionnement de l'entreprise
  • Monday 12 January 2015 - 18:15
    Projet terminale RHC. Projet fictif pour 3 élèves. Contenu : -Améliorer la santé et la sécurité au travail (analyser les accidents du travail et de trajets, prevenir les risques psychosociaux, prendre en compte la souffrance au travail, etc.). -Améliorer les conditions matérielles de travail (retravailler l'ergonomie, revoir la répartition des tâches des salariés, etc.) -Mettre en place un véritable système de reconnaissance de l'individu au travail
  • Monday 12 January 2015 - 18:15
    Ce projet vise à mobiliser les connaissances des élèves de manière autonome dans un contexte réaliste : TD en salle informatique (1/2 groupe) - 16 heures Répartition des tâches pour 2 lycéens. Contenu : Thème 1 : CONSTRUIRE UNE IMAGE DE L'ENTREPRISE Question 3 : « Comment traduire l'activité ? » Thème 2 : ANALYSER LA SITUATION DE L'ENTREPRISE Question 2 : « Qu'est-ce qu'une entreprise performante ? » Question 3 : « Pourquoi la structure financière de l'entreprise doit-elle être équilibrée ? » Thème 3 : ACCOMPAGNER LA PRISE DE DÉCISION Question 1 : « Faut-il s'endetter ? »
  • Monday 12 January 2015 - 18:14
    fiches de croisements de référentiels Bac Pro - BTS pour accompagner la mise en œuvre des cordées Bac Pro - BTS visant l'accueil et la réussite en BTS dans l'académie.
  • Monday 12 January 2015 - 10:51

    Présentation

    Présentation

    Parmi les pépites que contient l'Édu-Portail, l'application Édu-Sondage est l'une des plus intéressantes. Que ce soit pour réaliser une enquête au sein de sa classe, parmi d'anciens élèves ou étudiants, ou pour un groupe de collègues, Édu-Sondage est parfait et nécessite peu de temps de mise en place. Le rendu est possible à chaque étape afin d'améliorer le questionnaire et le résultat est professionnel.


    Vous disposez d'Édu-Sondage avec votre identifiant de messagerie. Il suffit de rejoindre l'url : https://edu-sondage.ac-versailles.fr

    Il faut se connecter obligatoirement en utilisant son identifiant de messagerie. La première fois il faudra activer son compte :

    Attention de bien saisir votre identifiant de messagerie (celui utilisé pour le webmail) et non votre adresse courriel :

    Une fois votre compte activé, vous pouvez rejoindre l'url et vous connecter.


    Lors de votre connexion vous arrivez sur une sorte de bureau qui constitue le premier niveau de l'architecture de l'application (niveau administration) :

    En cliquant sur l'icône d'accueil, vous pouvez accéder à des instructions sommaires pour débuter :

    Même si, en progressant, les barres de menus vont se multiplier, l'interface est en fait relativement simple. Le principe est que vous avez tous les niveaux représentés à chaque fois :

    Quand vous travaillerez une question, vous aurez donc tous les éléments de niveaux supérieurs visibles.


    Pour télécharger cet article au format pdf, cliquez sur l'icône ci-dessous :

    PDF - 7.4 Mo

    Le questionnaire

    Création d'un questionnaire

    Dans un premier temps, vous n'avez pas d'autre choix que de créer votre premier questionnaire :

    Différents paramètres peuvent être définis immédiatement ou par la suite :
    Le titre du sondage est le seul élément qui doit être obligatoirement renseigné. Un descriptif du questionnaire peut être saisi, il est visible en permanence sous le titre du sondage :
    Un éditeur de texte complet permet d'écrire un message d'accueil à l'intention des participants :
    Un message de fin pourra s'afficher pour remercier les participants :
    Des paramètres supplémentaires peuvent être définis, notamment une url vers laquelle seront redirigés les participants en fin de sondage, les formats de dates et de décimales, une adresse courriel d'un référant :

    Il faut cliquer sur Sauvegarder pour enregistrer ces premiers paramètres.

    L'interface Questionnaires vous résume les principaux paramètres de votre sondage :

    Vous pouvez naviguer parmi vos différents sondages (questionnaires) avec le menu suivant :

    Les détails peuvent être révélés ou masqués en cliquant sur l'un des icônes :


    Vous pouvez revenir sur les propriétés du questionnaire via l'option Éditer les éléments texte :

    Tous les autres paramètres sont accessibles via l'option Paramètres généraux :

    Les paramètres généraux sont composés des rubriques suivantes :

    • Langue de base.
    • Autres langues.
    • Administrateur.
    • Courriel de l'administrateur.
    • Courriel de rejet.
    • Fax à.
    • Format : affichage par groupe de question, par question ou l'ensemble du questionnaire.
    • Modèle : il n'existe qu'un seul modèle.
    • Aperçu du modèle.
    • Afficher l'écran de bienvenue ?
    • Délai de navigation (secondes).
    • Montrer le bouton [Précédent] : permet de revenir en arrière dans les réponses.
    • Afficher l'index des questions / autoriser les sauts.
    • Opération sans clavier.
    • Afficher une barre de progression.
    • Les participants peuvent-ils imprimer leurs réponses ?
    • Statistiques publiques ?
    • Afficher les graphiques dans les statistiques publiques ?
    • Charger automatiquement l'URL quand le questionnaire est terminé ?
    • Afficher « Il y a X questions dans ce questionnaire ».
    • Afficher le nom et/ou la description du groupe.
    • Afficher le numéro et/ou le code de question.
    • Afficher « Pas de réponse » : n'est pas modifiable.
    • Rendre ce questionnaire public : permet de rendre le sondage publique (déconseillé) ou non.
    • Date/Heure de lancement.
    • Date/Heure d'expiration.
    • Activer les cookies pour éviter les participations répétées ?
    • Utilisez CAPTCHA pour : code visuel pour l'accès au questionnaire et/ou l'inscription et/ou la sauvegarde.
    • Envoyer une notification simple par courriel à : courriel pour recevoir les notifications de réponse.
    • Envoyer une notification détaillée par courriel à : courriel pour recevoir les notifications de réponse.
    • Réponses datées ?
    • Sauvegarder l'adresse IP ?
    • Sauvegarder l'URL de provenance ?
    • Sauvegarder les chronométrages ?
    • Activer le module d'évaluation ?
    • Les participants peuvent-ils sauvegarder pour reprendre plus tard ?
    • Clé de l'API Google Analytics pour ce questionnaire : permet de faire des statistiques sur l'accès au questionnaire.
    • Style de Google Analytics pour ce questionnaire : vous devez disposer d'un compte Google pour cela.
    • Réponses anonymisées ?
    • Permettre les réponses multiples ou la mise à jour de ses réponses ?
    • Activer la persistance des liens réponses - invitations ?
    • Permettre l'enregistrement public ?
    • Utiliser le format HTML pour les courriels d'invitation ?
    • Envoyer le courriel de confirmation ?
    • Définir la longueur du code à.

    Groupes et questions

    Groupe de question


    Afin d'organiser un sondage, une bonne pratique est de regrouper les questions par thème. Ce regroupement permet d'avoir un affichage plus cohérent des questions avec un groupe de question par page.

    Si vous avez peu de question il faut créer un seul groupe qui contiendra ces quelques questions.


    Une fois dans votre questionnaire, il faut donc commencer par créer un groupe de question :

    Votre groupe de question doit disposer d'un titre, éventuellement un commentaire :

    Votre groupe de question peut désormais contenir vos questions. L'interface Groupe de questions s'ajoute en dessous de celle du questionnaire en créant un second niveau.

    Vous pouvez naviguer parmi vos différents groupes de questions avec le menu suivant :


    Les différents types de questions


    Avant de créer une première question, il faut connaître les nombreux types de questions dont on dispose :

    Questions à choix unique
    5 boutons radios
    Liste (Boutons radio)
    Liste (Menu déroulant)
    Liste avec commentaire Liste déroulante avec la possibilité de commenter un « autre choix ».
    Questions prédéfinies
    Affichage de texte affichage d'un texte intermédiaire.
    Changement de langue
    Classement
    Date et Heure
    Entrée numérique
    Envoi de fichier
    Genre
    Multiples entrées numériques
    Oui/Non
    Équation
    Questions à choix multiples
    Choix multiples
    Choix multiples avec commentaires
    Questions de type texte
    Multiples zones de texte court
    Zone de texte court
    Zone de texte long
    Zone de texte très long
    Tableaux
    Tableau
    Tableau (10 boutons radio)
    Tableau (5 boutons radio)
    Tableau (Augmenter, Sans changement, Diminuer)
    Tableau (Nombres)
    Tableau (Oui/Non/Indifférent)
    Tableau (Textes)
    Tableau double échelle
    Tableau en colonnes


    Créer ses questions

    Lorsque vous êtes dans un groupe de question, vous pouvez créer vos questions :

    Une question doit disposer d'un code alphabétique (ici pour simplifier nous utiliserons A, B, C ...) et de sa formulation :

    Vous pouvez ajouter un texte d'aide qui s'affichera en dessous de la question :

    Enfin, vous devez choisir le type de question parmi la liste, son groupe (présélectionné) et si elle est obligatoire ou non.

    Il faudra enregistrer la question avec Ajouter une question.

    La question apparait alors en résumé dans l'interface Question qui s'ajoute en dessous des précédentes créant un dernier niveau :

    Vous pouvez naviguer parmi vos différentes questions avec le menu suivant :


    En cas d'erreur les questions (comme les groupes de questions) peuvent être modifiées en cliquant sur l'icône correspondant :

    Deux autres questions ont été ajoutées au groupe :

    Pour prévisualiser un groupe de question ou une question, il faut repérer le niveau (groupe ou question) désiré et cliquer sur :

    Voici ce à quoi ressemble le groupe “Données du stage” :

    Vous pouvez à tout moment revenir sur un groupe de questions, ou une question particulière d'un groupe. Il suffit de bien connaître l'interface et ses quatre niveaux : en haut le niveau administration, puis le niveau questionnaire, ensuite le niveau groupe de questions puis enfin celui d'une question.


    Nous allons ajouter une dernière question au groupe, qui aura pour code « Cb » et comme intitulé « Nombre de demi-journées de présence ». Nous lui attribuerons un type « Liste (Boutons radio) » comme suit :

    Nous pouvons enregistrer cette question.

    Nous allons devoir déclarer les intitulés de nos boutons radio (ici ce seront les valeurs 1, 2, 3, etc.) comme le précise l'avertissement :

    Cela se fait en cliquant sur le lien de l'avertissement ou sur l'icône :

    Une première ligne vous propose de saisir l'intitulé du premier bouton radio, il suffit d'en ajouter d'autres pour assigner tous les choix possibles.

    Dans le menu du bas, le choix Ajout rapide peut nous simplifier la tache :

    Dans la fenêtre qui s'est ouverte, saisissez une valeur par ligne pour créer les divers choix puis validez :

    Les intitulés des boutons radio sont donc créés, il ne reste plus qu'à les enregistrer :

    Nous pouvons visualiser à nouveau notre groupe de question en cliquant sur :

    Voici le résultat :

    Approfondissements

    Questions complexes

    Au niveau Groupe de questions, créez un nouveau groupe :

    Nommez-le « Déroulement du stage ».

    Nous allons créer des questions avec des critères d'appréciation allant de 1 à 4.

    Créez une première question pour le groupe, code « D », intitulé « Conditions de travail » et de type « Tableau ».

    Deux avertissements indiquent d'une part qu'il n'y a aucune option de choisie (les colonnes du tableau) et qu'il n'y a pas de sous-questions (les lignes du tableau). Nous allons proposer les notes de 1 à 4 en colonne de tableau et divers items à noter en ligne.

    Vous pouvez déclarer les colonnes en cliquant sur le message de l'avertissement ou sur l'icône suivant :

    Vous pourrez remarquer qu'il existe des types prédéfinis dont on peut se servir en cliquant sur Jeux d'étiquettes prédéfinis :

    Aucun type prédéfinis ne correspond à notre cas nous devrons donc saisir les valeur 1 à 4 dans quatre lignes :

    Étant donné que nous allons réutiliser notre échelle de notation à 4 valeurs, nous allons donc l'enregistrer comme modèle en cliquant sur Enregistrer comme jeu d'étiquette :

    Nous pourrons donc retrouver ce modèle dans nos prochaines questions qui seront toutes du même type.

    Il faut à présent saisir les sous-questions en cliquant sur :

    Nous trouvons une présentation sensiblement identique à celle des colonnes. Il faut donc saisir les sous-questions :

    NB : Nous retrouvons la possibilité de sauvegarder nos questions sous forme de modèles (jeux d'étiquettes).

    Une fois nos sous-questions enregistrées, nous pouvons prévisualiser nos questions en cliquant sur :

    Voici le résultat :

    Nous allons pouvoir ajouter les deux questions suivantes basées sur le même principe.

    NB : Lorsque vous aurez créé chaque question de type « Tableau », pour les colonnes, il suffira de choisir le jeu d'étiquettes prédéfinis que nous avons créé :

    Question à créer :

    Question « Objectifs » « Méthodes »
    Code « E » « F »
    Type « Tableau » « Tableau »
    Question obligatoire « Oui » « Oui »
    Sous-questions Clarté des objectifs annoncés par le(s) formateur(s)
    Conformité à l'annonce du PAF
    Cohérence entre les objectifs annoncés et mes préoccupations
    Cohérence entre les objectifs et les contenus proposés
    Cohérence entre les objectifs et les méthodes de travail
    Cohérence entre les objectifs et la durée de stage
    Objectifs définis atteints en fin de stage
    La construction du stage facilite l'appropriation des contenus
    Prise en compte des apports des stagiaires
    Le stage débouche sur une production


    Duplication d'une question

    Nous allons passer au groupe de question suivant qui s'intitulera « Effets de la formation ».

    Nous aurons deux questions simples avec des boutons radio permettant de noter de 1 à 4 comme d'habitude.

    Créez une première question (toujours obligatoire) « G », intitulée « Élargissement des connaissances » et de type « Liste (Boutons radio) ».

    Vous pouvez attribuer les libellés des boutons radio en sélectionnant :

    Puis attribuer le le jeu d'étiquettes prédéfinis que nous avons créé :

    Ce jeu d'étiquette s'applique aussi bien aux tableaux qu'aux boutons radio.

    Pour la question suivante, qui sera exactement de la même forme, avec un code et un titre différent, nous allons (re)copier cette question en sélectionnant :

    Cela vous place automatiquement dans la question dupliquée. Il ne reste plus qu'à attribuer le code à la nouvelle question ainsi que son intitulé :

    Après enregistrement cette question est créée.


    Nous terminerons ce groupe par une dernière question au format tableau :

    Question « Réinvestissement dans ma pratique »
    Code « I »
    Type « Tableau »
    Question obligatoire « Oui »
    Sous-questions ... envisagé immédiatement
    ... envisagé à plus long terme


    Question conditionnelle

    Intéressons nous à une question qui sera posée selon une réponse formulée par le participant. C'est le cas usuel des propositions « Autre réponse », « Autre choix » qui appellent une question de type « Préciser ».

    Nous allons passer au groupe de question suivant qui s'intitulera « Perspectives ».

    Il y aura une question sous forme de tableau avec « Oui/Non » comme choix. Un choix « Autre » déclenchera en cas de réponse « Oui » une seconde question pour préciser sa réponse.

    Créez la question obligatoire « J », sans titre et de type « Tableau ».

    Sélectionnez les intitulés de colonnes :

    Attribuer le jeu d'étiquettes prédéfinis de type « Oui/Non » :

    Après avoir enregistré, sélectionnez les sous-questions :

    Saisissez les différentes sous-questions :

    • Donner une suite à ce stage pour les mêmes personnes
    • Renouveler ce stage pour d'autres, le généraliser
    • Donner une suite à ce stage dans mon établissement
    • Donner une suite à ce stage dans mon bassin
    • Autre

    Enregistrez, puis visualisez le résultat :

    Il faut que lorsque le participant sélectionne « Oui » à la question « Autre » nous posions une question « Préciser ».

    Ajoutez une nouvelle question (non obligatoire) « K », intitulée « Préciser » et de type « Zone de texte long ».

    Une fois cette question enregistrée, nous allons « Définir des conditions pour cette question » en cliquant sur l'icône :

    L'interface pour formuler la condition est assez simple, il faut indiquer la question d'origine et la valeur (ici « Oui ») qui va déclencher l'affichage de la question. Un opérateur permet de préciser si la réponse doit être « égale », « inférieure », « supérieure » ou « différente » au contenu recherché.

    La présence d'une condition apparaît désormais dans la rubrique « Équation du filtre conditionnel » de notre question.


    Nous terminerons notre questionnaire avec un dernier groupe intitulé « Qualité du stage ».

    Qui contiendra les deux questions suivantes :

    Question « Votre appréciation générale » « Observations »
    Code « L » « M »
    Type « Liste (Boutons radio) »
    Avec jeu d'étiquette 1 à 4.
    « Zone de texte long »
    Question obligatoire « Oui » « Non »

    Finalisation

    Finalisation du questionnaire

    Vous êtes donc en mesure de bien vous déplacer dans l'interface avec ses quatre niveaux et savez également circuler entre les différents items de ces niveaux.

    Si vous voulez ajouter une question c'est donc chose simple il faut sélectionner le questionnaire (nous n'en avons qu'un pour l'instant...), puis le groupe de question.

    Par exemple, nous allons ajouter une nouvelle question dans le groupe « Déroulement du stage ». Nous allons donc nous positionner ainsi :

    Créez et enregistrez la question suivante :

    Question « Contenus »
    Code « Eb »
    Type « Tableau »
    Avec jeu d'étiquette 1 à 4.
    Question obligatoire « Oui »
    Sous-questions Apports théoriques et méthodologiques des formateurs
    Apports documentaires des formateurs

    Une fois sauvegardé, vous ne pouvez plus changer l'ordre des questions, cela se fait lors de la création :

    Notre question est -par défaut- mise à la fin alors qu'elle doit être placée après la question « E ».

    Nous allons donc utiliser la fonction de réorganisation des questions qui se situe au niveau du questionnaire :

    Il faut ensuite repérer la question « Eb » puis la glisser-déplacer entre les questions « E » et « F ».


    Test du questionnaire

    Outre les fonctionnalités de prévisualisation de questions ou de groupe des questions, vous pourrez également tester votre questionnaire :

    Vous aurez le visuel que verront les participants avec les messages que vous aurez définis :

    Vous remarquerez qu'une barre de progression s'affiche en haut de l'écran et permet de donner une idée de temps pour l'achèvement du sondage.

    Les questions s'affichent bien par groupes.


    Administration du questionnaire

    NB : L'administration du questionnaire est l'étape qui consiste à interroger les participants pour collecter leurs réponses.

    Il existe plusieurs modes d'administration du questionnaire aux participants :

    • le sondage peut être public, visible par tous : l'url est diffusée.
    • le sondage peut être privé : il faut en connaître l'url et éventuellement avoir un code d'accès.

    Les participants peuvent être :

    • désignés : ils indiquent un code d'accès (une url spéciale leur est indiquée comprenant ce code), leurs réponses peuvent être éventuellement modifiées.
    • libres : ils répondent au questionnaire sans contrôle, autant de fois qu'ils le désirent, sans jamais pouvoir revenir sur leur question.

    Les réponses ont également deux statuts :

    • anonymes : elles ne sont pas reliées aux participants.
    • identifiées : on sait ce que chaque participant a répondu.

    Il est fortement recommandé afin de cibler les questionnaires et d'éviter au maximum les réponses inadaptées d'utiliser les sondages de type privé.

    Dans notre exemple, nous allons activer notre questionnaire comme un questionnaire privé, avec des participants désignés et des réponses anonymes. Nos participants doivent donc être connus à l'avance (avec une adresse courriel), ils auront un code spécifique (une url sera générée à leur intention avec ce code inclu dedans) pour accéder au sondage.

    NB : Il intéressant de noter que les questionnaires peuvent être imprimés et les réponses saisies dans Édu-Sondage.


    Dans un premier temps, revenons à la page d'administration et constatons la présence et l'état de notre questionnaire en cliquant sur :

    Nous constatons que notre sondage n'est pas actif, il est ouvert et les réponses ne sont pas anonymes.

    A ce stage nous pourrions l'activer il serait public et ouvert à tous mais il faudrait s'identifier car les réponses ne sont pas anonymes.

    Reprenons notre questionnaire en cliquant sur son titre. Nous remarquons son url publique sur la ligne « URL du questionnaire - Français ». Cette url dirigera automatiquement sur le questionnaire, celui-ci n'étant pas actif, un message préviendra les visiteurs.

    Nous allons activer et gérer les invitations afin de déterminer une liste de participants à notre sondage en cliquant sur :

    Un premier avertissement vous demande de confirmer que vous désirez bien initialiser les invitations :

    Une « table d'invitations » (comprendre une liste d'invitations) est donc générée.

    Nous arrivons sur une nouvelle interface qui permet de gérer les invitations du sondage. Cette liste (table d'invitations) est vide. Pour l'alimenter, il y a deux façons :

    • On peut créer une liste sous Excel avec trois colonnes ayant en première ligne les titres firstname, lastname, email puis les lignes suivantes les prénoms, noms et courriels des participants. Il faudra l'enregistrer au format csv : Il faudra importer le fichier csv dans Édu-Sondage en cliquant sur : L'interface d'importation reprend les éléments que nous venons de présenter :
    • On peut créer chaque participant manuellement en cliquant sur : Puis en saisissant tous les renseignements correspondants : NB : il est intéressant de noter que l'on peut fixer une période pour les réponses, tout comme le questionnaire peut également avoir une période de validité.

    Dans l'interface, la liste des participants est visible en cliquant sur :

    La liste apparaît avec un grand nombre d'informations, notamment sur la participation au sondage :

    NB : tous les membres de cette liste peuvent être édités individuellement en double-cliquant sur les informations à modifier ou en accédant à leur fiche détaillée (icône d'édition à gauche).

    C'est via cette interface que l'on pourra lancer/relancer les invitations et suivre les réponses au sondage.


    Nous allons ensuite activer notre sondage, il faut revenir à l'interface d'administration et revenir au questionnaire :

    L'icône d'activité du questionnaire indique qu'il est désactivé, il faut donc cliquer dessus :

    Un message d'avertissement s'affiche et vous permet de faire les derniers choix importants. Ces paramètres cruciaux peuvent être fixés dans l'interface de gestion du questionnaire, mais ils sont rappelés lors de l'activation. Le questionnaire n'est plus modifiable à partir de cet instant. Nous allons choisir d'anonymiser les réponses puis nous activons :

    Le questionnaire est actif et ouvert nous allons Basculer en mode accès restreint afin de pouvoir utiliser notre table d'invitations :

    Retournez à la gestion des invitations pour finaliser :

    Chaque participant va recevoir une invitation personnalisée avec un code d'accès personnel à notre sondage. Ce code d'accès va sécuriser l'accès et également permettre aux participants de revenir sur leurs réponses (si nous l'autorisons).

    Pour générer les codes il faut cliquer sur l'icône :

    Il faut valider la création des codes aléatoires, que vous auriez pu choisir par vous même mais c'est long est fastidieux.

    A partir de cet instant, vous pouvez à tout moment lancer les invitations. Sans invitation le sondage restera... vide...

    Pour envoyer les courriels d'invitation à toute la liste cliquez sur l'icône :

    NB : Les invitations peuvent être envoyées une à une à chaque participant... ce qui risque d'être long... il faut pour cela utiliser l'icône à côté de chaque participant.

    Vous avez un aperçu du courriel type qui va être envoyé et dont vous pouvez adapter le texte (sans toucher aux variables entre qui personnaliseront le message).

    NB : Les courriels types sont tous paramétrables dans l'interface de gestion du questionnaire :

    Un fenêtre vous confirme l'envoi des invitations :

    Chaque participant recevra un courriel personnalisé avec une url personnalisée pour accéder au questionnaire :

    Lorsqu'il a complété le sondage un courriel de confirmation est également envoyé :

    Dans l'interface de gestion des invitations vous pouvez suivre l'état des réponses données. Vous pouvez savoir si les participants ont répondu ou non au sondage pour les relancer.

    NB : Les réponses au sondage étant anonymes vous ne pourrez pas connaître les réponses données, uniquement qui a participé.


    Administration manuelle

    Les réponses au questionnaire peuvent être également saisies manuellement.

    Le questionnaire peut être imprimé. Dans l'interface de gestion du questionnaire il faut choisir la version imprimable :

    Le questionnaire est prêt à être imprimé.

    La saisie des réponses se fait en choisissant :

    Une interface permet de reporter les réponses :


    Dépouillement du questionnaire

    Le dépouillement du questionnaire est automatique, l'interface Réponses et statistiques est accessible en choisissant :

    L'interface de dépouillement donne les statistiques globales des réponses :

    Pour afficher toutes les réponses brutes dans un tableau, il faut cliquer sur l'icône :

    Pour saisir manuellement les réponses, il faut cliquer sur l'icône :

    Pour une représentation graphique des réponses, il faut cliquer sur l'icône :

    Un menu vous permettra de choisir les éléments à intégrer (notamment « Visualiser le résumé de tous les champs disponibles » et « Afficher les graphiques ») ainsi que le type de sortie (HTML, PDF, Excel).

    NB : Pour voir les réponses libres il faut aussi cocher « Montrer les textes de réponse en ligne ».

    La représentation graphique se fait sous forme d'histogramme ou de diagramme sectoriel :


    Clôture du sondage

    Le sondage est clos soit en précisant une période de validité dans les paramètres généraux du questionnaire :

    Il peut être arrêté manuellement en le désactivant. Pour cela il faut cliquer sur l'icône :

  • Thursday 08 January 2015 - 12:15

    PLEASE, Paris/Lycées : Exploration annuelle en sciences économiques


    Les journées du projet “PLEASE” sont le fruit d'une réflexion menée dans le cadre de la réforme du lycée qui a introduit un enseignement d'exploration d'économie et gestion en classe de seconde (PFEG).

    Sur cette session 2014, 12 conférences ont été proposées par des universitaires de renom pour les trois académies de Paris, Créteil et Versailles. Ces conférences et les supports des chercheurs conférenciers seront disponibles sur le site de l'évènement : http://ces.univ-paris1.fr/Please/Please2014/Please2014.htm

    Pour l'académie de Versailles, la journée PLEASE a eu lieu cette année le mercredi 17 décembre à la Maison des Sciences Economiques de Paris 1 Sorbonne. Ce projet a pour vocation de présenter aux lycéens qui suivent l'enseignement “Principes Fondamentaux de l'Economie et de la Gestion” un programme ludique et pédagogique sous la forme d'une journée d'étude consacrée à l'économie au Centre d'Economie de la Sorbonne (laboratoire de Recherche du CNRS et de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Ces présentations ont eu pour effet d'éveiller la curiosité des lycéens sur le monde actuel et de les sensibiliser aux problèmes économiques autour de grands thèmes d'actualité. Cet évènement a valorisé la réflexion scientifique en économie et montré la diversité des thématiques traitées par les économistes en lien avec le programme de PFEG. Les élèves se sont montrés intéressés et curieux tout au long de la journée, se confrontant à une situation d'enseignement où ils ont été activement questionnés par les enseignants-chercheurs. Les lycéens ont également participé à une démarche de recherche scientifique mise en œuvre par le laboratoire d'expérimentation économique de Paris Sorbonne sous forme d'ateliers d'1H30 invitant les élèves à des activités variées où leur créativité a été fortement mobilisée.

    Atelier proposé aux élèves de seconde leur permettant de participer à un programme scientifique de recherche sur la connaissance de soi.

    Les élèves de seconde et les professeurs accompagnateurs ont été chaleureusement accueillis par Tonia Lastapis, responsable de la communication de Paris 1, Jean-Michel Paguet, Inspecteur Général de l'Education Nationale groupe économie gestion, chef de projet pour la création du programme PFEG, Laurence Cousin Picheau, IA/IPR économie gestion, académie de Versailles ainsi que Madame Carine Staropoli, directrice adjointe du Centre de l'Economie de la Sorbonne.

    Les professeurs des lycées de Marie Curie à Versailles (78), de René Cassin à Gonesse (95) et du lycée Montalembert à Courbevoie (92) s'étaient déplacés avec des élèves de seconde sélectionnés sur des critères de motivation et ayant choisi l'enseignement de PFEG.

    Nous vous recommandons également le site de Paris Sorbonne qui a mis en place des vidéos d'une durée de 6 minutes réalisées par des chercheurs universitaires expliquant des concepts d'économie comme le rôle de la confiance dans le comportement et la prise de décisions : http://sorbonneco.hypotheses.org/category/videos-des-interviews


    La journée a été marquée par 4 présentations :

    1) Gaël GIRAUD, « Dette publique - le traitement tuera-t-il le malade ? »

    La plupart des pays de la zone euro sont engagés dans des politiques de rigueur. Celles-ci ont-elles des chances de réussir à réduire l'endettement de nos pays ? Pour répondre à cette question, nous enquêterons sur l'origine des dettes : vivons-nous au-dessus de nos moyens ? Les Etats sont-ils trop dépensiers ? Les Etats sont-ils les acteurs économiques les plus endettés ? Y-a-t-il un rapport entre ces dettes et la crise financière ? Avec la crise du pétrole ? Quelles seront les conséquences de ces mesures ? Le traitement ne risque-t-il pas de tuer le malade ? Voulons- nous que l'Europe meure en bonne santé ?


    2) Stéphane Zuber : « Économie des risques naturels »

    Les risques naturels peuvent causer des dommages majeurs aux économies (destruction d'infrastructures, pertes économiques, pertes humaines) et avoir des conséquences durables. Quels sont les éléments d'une stratégie de gestion de ces risques (prévention, atténuation ...), à la fois pour des acteurs privés et publics ? Comment le changement climatique modifie les risques naturels ?


    3) Fabrice Le-Lec : « Pourquoi une telle aversion aux risques extrêmes ? »

    Les risques extrêmes sont les risques qui ont une très faible chance d'occurrence mais dont les conséquences sont très importantes, voire désastreuses. Ce type de risque est assez répandu, avec des applications sur l'environnement (risque nucléaire), la finance (krach) voire la politique (terrorisme). Il semble que les individus (ou les sociétés) développent une aversion toute particulière envers ce type de risque. Cette apparente hyper aversion aux risques extrêmes pose question à l'économiste, qui dans sa boîte à outils traditionnelle, appréhende l'attitude vis-à-vis du risque selon deux dimensions : les conséquences mais aussi les probabilités de ces conséquences. On rend ainsi compte de cette attitude vis-à-vis du risque à travers la théorie dite de « l'utilité espérée » qui combine la probabilité d'un événement multipliée par la satisfaction que les individus peuvent retirer de cet évènement. On peut classer alors les individus dans trois catégories : les riscophobes (la grande majorité), les neutres au risque, et les riscophiles. Néanmoins, cette catégorisation, a été remise en cause par de nombreuses études empiriques : les individus ont tendance à déformer les probabilités. Les petites probabilités sont surpondérées, alors que les probabilités moyennes et fortes sont plutôt sous-pondérées. Les risques extrêmes sont alors particulièrement pertinents à étudier car les probabilités d'occurrence sont très faibles. En extrapolant théoriquement cette tendance, on peut montrer que plus la probabilité va être petite, plus le montant qu'on est prêt à sacrifier pour ne pas subir ce risque est proportionnellement importante. Ce résultat implique une hyper aversion aux risques extrêmes. Ce résultat a été ensuite testé en laboratoire, dans le cadre d'expériences d'économie, qui tendent à le confirmer. Quelles sont les implications de ce phénomène (que permet-il d'expliquer ?) ? Comment une société doit elle se prémunir contre les risques extrêmes ?


    4) François Gardes, « Comment les familles font leurs choix budgétaires et temporels ? »

    Travailler, consommer, apprendre, se déplacer nécessite du temps. Les comportements des consommateurs ne peuvent se comprendre exclusivement sous l'angle monétaire. Cuisiner ou aller au restaurant, garder ou faire garder son enfant, se déplacer en métro ou en voiture sont des choix qui dépendent du temps que l'on a à consacrer à ces activités. Ce temps disponible s'ajoute au temps consacré au travail marchand, qui contribue à notre bien-être grâce au salaire. Les revenus monétaires sont ensuite combinés au temps libre pour un certain nombre d'activités de loisirs et de vie familiale. Si tout ceci n'est pas nouveau, c'est pourtant souvent la dimension monétaire du bien-être que les économistes étudient, par exemple lorsqu'ils regardent l'impact d'une mesure fiscale ou d'une crise économique sur le pouvoir d'achat des ménages ou s'ils réfléchissent au niveau des aides financières pour réduire les inégalités de revenus. Intégrer le temps à leurs analyses impliquerait d'en connaître la valeur... Dès lors, on pourrait mieux comprendre les comportements des consommateurs, en identifiant les rapports entre dépenses en argent et en temps, et en examinant les inégalités entre ménages au-delà des écarts de revenus. Cette approche de la consommation et de la satisfaction des ménages invite à repenser d'une part la pauvreté et les inégalités, mais aussi la relation entre temps privé et temps de travail.

    Pour le groupe des IA IPR
    Laurence Picheau - IA IPR
    Aurélie Prolongeau - Chargée de mission d'inspection
  • Tuesday 06 January 2015 - 14:33

    313308360_702ab9ad51_oInternet, Web 2.0, Web mobile, réseaux sociaux, médias sociaux… Ces mots que l’on imagine volontiers interconnectés mais qui ne désignent pas les mêmes dispositifs socio-techniques font désormais partie du vocabulaire courant non seulement des individus et des groupes, mais aussi des sciences humaines et sociales.

    Ces dernières ont très rapidement et très massivement traité leurs multiples dimensions – socio-technique, économique, politique, culturelle, communicationnelle –, de sorte qu’il est aujourd’hui impossible de porter un regard panoramique synthétique sur l’ensemble des recherches, même si on se limite à un seul pays. Ainsi, l’Observatoire des Pratiques Socio-Numériques lié au Labex Structuration des Mondes Sociaux  a recensé en 2014 prés de 2000 travaux de recherche en Sciences humaines et sociales produits dans la seule région Midi-Pyrénées sur une vingtaine d’années… En outre, on ne peut que constater que sous le pavillon de complaisance du numérique – il y a peu on parlait plutôt de technologies de l’information et de la communication (TIC) ou de multimédia – se cache une recherche à la fois polyphonique et mosaïque tant au niveau des objets traités que des disciplines ou des approches théoriques et méthodologiques convoquées.

    C’est la raison pour laquelle ce dossier proposé par Mondes Sociaux n’est consacré qu’aux seuls usages des dispositifs socio-numériques. S’il n’a pas l’ambition de présenter une cartographie et encore moins une archéologie des travaux, il souhaite mettre en visibilité des recherches récentes qui apportent des éclairages plus ou moins inédits permettant de mieux comprendre non seulement des pratiques sociales en évolution constante, mais encore des phénomènes communicationnels.

    4417546581_fc959ba93f_o

    Pour une analyse des recherches françaises (1980-2000) conduites au sein de ce qu’il est convenu d’appeler la « sociologie des usages », on se reportera à l’article très documenté et appuyé sur une riche bibliographie de Josiane JouëtRetour critique sur la sociologie des usages », 2000, Réseaux, n°100, 488-521). Cette synthèse archéologique analyse la construction de la sociologie des usages « en prenant en compte les facteurs qui ont présidé à son émergence (caractéristiques des chercheurs et des équipes de recherche, modalités de financement de la recherche…) ». Elle vise à « retracer les origines théoriques, à identifier les diverses problématiques qui ont contribué à sa genèse, puis à son évolution ». Elle peut aussi être lue comme un plaidoyer en faveur de l’inscription à la fois ferme et ouverte des recherches dans les sciences sociales.

    Capture d’écran 2015-01-06 à 14.26.17Mais au fait, à quoi fait-on référence quand on parle des « usages sociaux » ? On s’en tiendra ici à une définition basique et somme toute ancienne : il n’y a usage social d’un outil technique ou d’un service que quand son utilisation est régulière et devient une habitude intégrée à la vie quotidienne au travail et/ou dans la sphère domestique. Que l’on parle d’appropriation, de pratiques d’autonomie, de « manières de faire avec ce qui est proposé », c’est toujours d’une pratique complexe qu’il s’agit puisqu’elle suppose une confrontation-coopération, d’une part entre la matérialité technique des machines à communiquer et ce qui est prescrit par les concepteurs et les producteurs de l’outil ou du service, et d’autre part les intérêts matériels et symboliques des usagers, leurs pratiques préexistantes, leurs savoirs et savoir-faire, leurs appartenances sociales et leur statut social, leurs identités (…). Bref, l’usage est toujours un construit social que les recherches explorent à travers une pluralité d’entrées.

    Au cours de cette promenade à travers les usages de quelques outils ou services, le lecteur croisera des communautés ainsi que des (micro ou macro) collectifs qui se constituent dans et par les usages. Tantôt éphémères, tantôt pérennes, fondés sur des projets collaboratifs, des pratiques, des centres d’intérêt ou des passions partagées, ils témoignent souvent de formes nouvelles ou réactivées d’échange social et au-delà, du lien social qui s’établit en ligne. Leur existence, leurs modes de fonctionnement et d’expression interrogent autant les formes d’expression et de présentation de soi et les modalités d’engagement que les sociabilités ou encore les particularités de ce que l’on nomme parfois, sans doute trop rapidement et dans un singulier douteux, « l’espace public virtuel ».

    lascaux001

    Le lecteur rencontrera aussi les contenus – innovants ou non – générés non seulement par les offreurs, mais aussi par les utilisateurs (informations, témoignages, commentaires, partage de documents écrits, audiovisuels et sonores). En pointillé est posée la question des traces numériques et plus particulièrement celle de leur utilisation à des finalités multiples – du commerce du « moi » et de l’e-réputation à l’exploitation à des fins commerciales ou de contrôle social – tant par les partenaires de l’échange que par des acteurs extérieurs.

    Bien entendu, cette focalisation sur les usages ne doit pas faire oublier que les dispositifs socio-numériques sont l’objet de stratégies économiques, sociales et politiques et qu’ils s’inscrivent dans des rapports sociaux complexes spatio-temporellement situés… qu’ils contribuent d’ailleurs à redessiner. Entrons-nous pour autant dans l’ère du capitalisme cognitif et si tel est le cas, de quoi cette expression est-elle le nom ? Le débat reste ouvert et Mondes Sociaux compte le poursuivre, bien au-delà des articles présentés dans ce dossier.

    SOMMAIRE DU DOSSIER

    ……………………………………………………………………………

    Réseaux sociaux contre réseaux sociaux ?

    Michel Grossetti

    ……………………………………………………………………………

    Sociabilités socio-numériques : l’exemple des commémorations en ligne » 

    Nathalie Paton et Julien Figeac

    ……………………………………………………………………………

    Quand la science fait le buzz » : 

    Robert Boure et Muriel Lefebvre

    ……………………………………………………………………………

    #EP2014 ou les élections européennes depuis Twitter

    Nikos Smyrnaios

    ……………………………………………………………………………

     Le dilemme du touriste équipé 

    Cédric Calvignac

    ……………………………………………………………………………

    Le capitalisme cognitif à l’ère du numérique 

    Gabriel Colletis

    ……………………………………………………………………………

    Les pétitions en ligne

    Robert Boure

  • Monday 05 January 2015 - 14:50

    fzeezfezCommémoration du centenaire aidant, les visiteurs sont désormais toujours plus nombreux à se rendre sur les sites historiques de la Première Guerre mondiale. Atout France note fin novembre 2014 une augmentation de 7% de la fréquentation par rapport à l’année précédente pour la Marne, et de 12,8% pour les Ardennes. L’augmentation est de 46% pour la Haute-Somme, territoire où se concentrent les principaux sites, pour la période janvier 2014-avril 2014.

    Cette hausse atteste d’une nouvelle vigueur du tourisme de mémoire dont la montée en puissance date des années 1980-1990, notamment en raison de la reterritorialisation des politiques et des pratiques culturelles et touristiques induites par les lois de décentralisation. Mais que se passe-t-il « réellement » lorsqu’on visite ces sites mis en scène par des dispositifs communicationnels. Quel rapport à l’histoire, au passé et à la mémoire s’y élabore ?

    Trouche D., 2013, « Rendre sensible l’histoire des guerres au musée », Culture & Musées, n°20, 167-185.
    Trouche D., 2010, Les Mises en scène de l’histoire. Approche communicationnelle des sites historiques des Guerres mondiales, Paris : L’Harmattan, coll Nouvelles études anthropologiques.

    20091109PHOWWW002931

    Les dispositifs communicationnels

    Le recours systématique à des dispositifs communicationnels pour mettre en images, en mots, en espace et en sens l’histoire et les lieux de la Première Guerre mondiale pour les visiteurs vise à médiatiser le passé pour mieux l’expliquer à des contemporains qui ne sont pas tous férus d’histoire. Ce rapport médiatisé à l’histoire produit une patrimonialisation du passé régie par trois opérations : la mise en communication, la mise en exposition et la mise en exploitation. Selon Jean Davallon, la mise en communication et la mise en exposition renvoient aux dispositifs nécessaires à assurer la relation entre le patrimoine et le public, tandis que la mise en exploitation correspond à la dimension économique ou commerciale transformant le patrimoine en produit « vendable ».

    © Patrick Mignard

    © Patrick Mignard

    C’est sous l’angle de la globalité qu’il faut dorénavant observer comment s’organise et se déroule la visite des sites historiques. Les territoires concernés sont systématiquement structurés pour mieux guider les visiteurs par des circuits touristiques. Les touristes sont introduits progressivement dans les paysages marqués par la guerre, par exemple à travers des trajets à pied qui les amènent en douceur vers les témoignages laissés par les ruines et les combats. Les musées oscillent entre des expositions classiques valorisant la présentation en vitrine d’objets, de situation, etc. et des expositions tournées vers l’interactivité et la reconstitution. L’architecture ainsi que les arts plastiques, la photographie, la musique et plus généralement la création contemporaine (…) sont également convoqués pour participer à cette médiation de l’histoire. Ainsi les modes de transmission du passé valorisent désormais la perception et l’expérience d’un visiteur qui n’a pas connu cette période historique, pour mieux organiser sa rencontre avec l’histoire.

    L’audioguide du circuit « Le Pays du Coquelicot »

    Durant plus d’une heure, ce dispositif déroule la visite de dix sites dans la Somme. Son titre, Le Pays du Coquelicot, fait écho au choix de cette fleur comme logo des sites. Cet emblème renvoie à un poème du canadien John Mc Crae, enrôlé volontaire dans la guerre des Boers en Afrique du Sud, puis dans la Grande Guerre, qui immortalise en 1915 cette fleur dans In Flanders Fields (Au champ d’honneur). Le coquelicot s’était développé sur les champs de bataille à cause des bombardements qui auraient enrichi en poussière de chaux les terrains crayeux. Il a été adopté dès 1921 par l’Association des Vétérans canadiens de la Première Guerre et il est devenu progressivement le symbole du Commonwealth pour la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre. Aujourd’hui, des coquelicots de papiers, tressés en couronne ou accrochés à des petites croix de bois, colorient les stèles et nécropoles des champs de bataille de la Première comme de la Seconde Guerre mondiale. L’audioguide met en lumière l’importance prise désormais dans la Somme par cette fleur comme signe de reconnaissance du souvenir des morts dus à la guerre.

    Simplification, condensation et complexification

    Par le recours récurrent aux dispositifs communicationnels, le rapport à l’histoire se trouve tout à la fois simplifié, condensé et complexifié.

    logo_de_la_com_de_comLes logos (le coquelicot pour symboliser la Somme par exemple) et les slogans fonctionnent comme des signes distinctifs et simplificateurs visant à représenter un ensemble aux multiples dimensions. Le logo est omniprésent, des panneaux routiers aux panneaux directifs sur les sites historiques, en passant par les plaquettes et les sites Internet. Le logo et le slogan sont des raccourcis sémantiques et visuels qui ne rendent pas compte de toute la profondeur de l’histoire, mais qui servent de signes de reconnaissance et valident la présence du visiteur sur les sites historiques.

    Cul de lampe2La condensation est un outil particulièrement utilisé dans les reconstitutions, et notamment les reconstitutions de batailles que l’on trouve fréquemment dans les muséographies : élément distinctif de la guerre, telle ou telle bataille est alors mise en scène dans un espace muséal de façon à représenter l’ensemble des champs de bataille.

    La dimension de complexification est également prégnante car la multiplication des événements, des créations muséales, des parcours (…) à des fins touristiques augmente et entrecroise les propositions aux visiteurs. Ainsi, les circuits mis en place ne hiérarchisent habituellement pas les différents lieux aménagés pour la visite. Mais alors, comment faire son choix lorsque plus d’une trentaine de lieux, voire davantage pour Verdun, sont proposés à la découverte ?

    centenaire-14-18-olivero

    L’expérience de visite comme approche symbolique de l’histoire

    L’expérience de visite est la modalité centrale dans la visite des sites historiques de la Première Guerre mondiale. L’idée sous-tendue est notamment que son éloignement temporel nécessite une approche spécifique de la transmission des connaissances pour les visiteurs contemporains.

    13999845438_9a96c8077f_zL’objectif de l’expérience est de faire vivre, ressentir, éprouver des lieux, des histoires, des événements (…). Ainsi, le visiteur contemporain découvre et appréhende cette histoire par le récit du vécu des civils comme des soldats et par une mise en situation qui reproduit des conditions dans lesquelles se sont retrouvés les soldats ou les civils lors de la guerre. Ainsi, les vestiges de tranchées comme à Beaumont-Hamel sont-ils aménagés afin non seulement de les protéger, mais également de permettre aux visiteurs de les parcourir pour favoriser une expérience de visite singulière.

    Les expositions permanentes des musées sont également concernées. Certaines sont organisées sur ce qu’en muséologie on nomme la « « scénographie » ou « muséographie d’immersion » (à l’exception notable de l’Historial de Péronne). L’idée est d’intégrer totalement le visiteur à l’histoire de la guerre reconstituée. On peut aussi retrouver cette dimension expérientielle dans la structure même du musée souvent organisée sous la forme d’un récit : l’accès à l’entrée du musée ou de l’exposition permanente ainsi construite s’opère par un dispositif faisant descendre sous terre le visiteur. La visite se poursuit dans des espaces différents relatant l’histoire, généralement coupés de la lumière du jour et se conclut par un dispositif de « remontée » à la lumière du jour.

    16019791405_b16abc2920_k

    Wahnich S., 2000, « Disposer des corps ou mettre la guerre au musée. L’historial de Péronne, un musée d’histoire européenne de la Guerre de 1914-1918 », Tumultes, n°16, 55-82.

    Mettre en fiction pour mieux appréhender l’histoire

    illustration-exposition-premiere-guerre-mondiale_1La mise en récit (personnages, intrigue…) de la visite peut également se retrouver dans les textes et informations historiques présentés et mis en scène pour le visiteur de l’exposition. Elle opère par une mise en intrigue de l’histoire narrée. De cette façon, la fiction opère comme modalité d’accès à la compréhension de l’histoire de la guerre.

    Considérée négativement par certains, car productrice de représentations parfois éloignées et stéréotypées des événements -ce qui est parfois le cas-, la fiction peut être envisagée comme une médiation du patrimoine et des savoirs afférents par la production de sens permettant aux visiteurs une proximité avec le passé. Les sites de la Première Guerre mondiale sont aujourd’hui des espaces composés, aménagés pour favoriser le développement de la visite touristique (il en va de même pour la Seconde Guerre mondiale). Les lieux sont esthétisés par des mises en scène qui produisent des ambiances de visite, notamment par l’usage fréquent du son et de la lumière. Les expositions basées sur la reconstitution mettent en scène des événements historiques à partir des imaginaires, des impressions, en utilisant des personnages oeuvrant, par exemple, comme témoins de ce que devaient être les périodes historiques et visant à faire sens pour les visiteurs contemporains en témoignant d’une proximité visuelle entre le passé et le présent.

    Les visites touristiques désormais proposées produisent à la fois une confrontation esthétique au passé et un accès au passé à travers une expérience sensible. Elles sollicitent corporellement le visiteur invité à expérimenter des événements historiques et le passé. Ces dispositifs communicationnels se retrouvent aussi bien dans les expositions permanentes que lors de la découverte des ruines et des traces laissées par la Grande Guerre.

    Cul de lampe1

  • Monday 29 December 2014 - 20:09
    Extrait de la lettre d’information de la DANE (Délégation Académique au Numérique Educatif), ce lien vers un article mentionnant des outils de création de quiz divers et variés, en ligne et gratuits pour la plupart. http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_mediatheque/?p=13469#.VG3Ht1dHk0g.scoopit  
  • Monday 29 December 2014 - 20:09
    Wideo est un outil en ligne qui permet de créer très facilement des vidéos d’animation. Il est possible de faire des tests gratuits et de profiter d’un tarif réduit pour l’Education. Le lien vers le site est ici.